Hiernaux Gauthier

GHNom : Hiernaux

Prénom : Gauthier

Location : Ixelles (Belgique)

 

 

 

Blog/site : www.grandeuretdecadence.wordpress.com

Biographie :

Gauthier Hiernaux est un auteur belge francophone né à Mons en 1975. Il est licencié en langues et littératures romanes de l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Après un bref passage dans l’enseignement, il déménage à Bruxelles pour devenir consultant SAP.
C’est au cours de l’année 94 qu’il commence à échafauder l’univers de sa saga  « l’Empire de la Nouvelle Ere », une utopie qu’un grand bouleversement fait basculer vers un système totalitaire.
La saga est prévue en dix tomes.
En 2014, six sont parus chez l’éditeur Chloé des Lys.
Gauthier Hiernaux a également écrit trois mini-récits d’une petite centaine de pages (le premier tome, Tribu silencieuse, est paru en juin 2011 – le second tome Lucioles est sorti fin 2012 chez Chloé des Lys tandis que le dernier Une Pie dans le ciel de Saigon a vu le jour en novembre 2013), des recueils de nouvelles et des thrillers.

En mai 2012 est sorti chez l’éditeur Cactus inébranlable, son premier thriller baptisé Mallaurig. Un second roman policier (La Fraternité des Atomes) est sorti le 22 novembre 2014.

Gauthier Hiernaux a en outre participé à deux recueils de nouvelles : Quand tout bascule (Chloé des Lys, 2011) et Assortiment de crudités (Cactus inébranlable éditions, décembre 2013).

Il a également collaboré à la revue littéraire « Les Petits Papiers de Chloé » et est l’administrateur de ce site.

Ses romans :

Type : Romans

Genre : SF/Uchronie

 

Type : Romans

Genre : Contes

 

Résumés :

Cliquez ici pour obtenir un résumé du Rêve de Maximilien

Cliquezici pour obtenir un résumé du Livre de Saon

Cliquez ici pour obtenir un résumé du Triangle sous le sable

Cliquez ici pour obtenir un résumé de La Novolitza

Cliquez ici pour obtenir un résumé de Nouvelles de l’Est

Cliquez ici pour obtenir un résumé de Les Enfants de Jafez

 

Cliquez ici pour obtenir un résumé de Tribu silencieuse

Cliquez ici pour obtenir un résumé de Lucioles

Cliquez ici pour obtenir un résumé de Une Pie dans le ciel de Saigon

 

Extrait :

Chaque dune lui faisait l’effet d’une vague à jamais immobile sur un horizon qui avait renoncé à la diversité.
Archiabald Von Espen se disait qu’il avait échoué dans le néant et, lors de ces interminables spleens nocturnes, il se demandait ce qu’il avait fait pour mériter une telle infortune. Quand il se ressaisissait enfin, il se voyait comme le bastion de la civilisation. Il avait été investi par le Prince-Kommandeur en personne d’une mission de la plus haute importance. Officiellement, il était envoyé en manœuvres avec sa Centurie dans les Terres de Feu avec l’accord des autorités saoudes. Officieusement, il avait été chargé de mettre à jour ce bâtiment triangulaire qu’Oussur Kedi nommait « temple » et de le détruire. Il connaissait parfaitement la politique de néo-urbanisation de l’Empire qui consistait à faire tabula rasa du passé. Depuis l’An Un de la Nouvelle Ere, des centaines de milliers de constructions des Anciens avaient été démolies et remplacées par des édifices civils ou religieux dans un style très « Nouvelle Ere ». Un travail similaire avait été demandé par l’Imperator dans les Terres de Feu – un large territoire encore sous domination barbare. Pour quelle obscure raison le maître de l’Empire désirait-il « nettoyer » cette partie du monde terrestre où pas un citoyen n’habitait ? Il pouvait aisément comprendre le danger que couraient les citoyens libres en avisant quotidiennement les vestiges des temps anciens mais ici, dans ce paysage morne dont les aspérités se confondaient avec les sautes d’humeur, livré aux mœurs barbares, qu’avait-il à y gagner ? Le Najar Von Espen l’ignorait, mais qui était-il pour s’interroger sur les décisions du seigneur absolu ?
Quoi qu’il en soit, il fallait composer et montrer belle figure aux autorités locales qui toléraient la Centurie sur leur sol. Depuis le début du trimestre, Archiabald Von Espen ne s’était rendu à Gizeh, la cité la plus proche, qu’une seule fois. Il bénéficiait là-bas d’un pied-à-terre généreusement prêté par le Yeni Çeri – une sorte de responsable des habitants de la ville sans aucune autorité militaire en temps de paix.
Il n’y avait séjourné que la première nuit de son arrivée dans les Terres de Feu et avait trouvé la cité saoude fondamentalement décadente, avec ses maisons sans porte et les dizaines de personnes qui s’y entassaient. L’Empire en était son reflet inverse. Depuis la Nouvelle Ere, on bâtissait des immeubles afin que chaque famille ait son intimité et des villas pour permettre aux plus aisés de ne pas pâtir de la promiscuité des gens de petite condition. Qui plus est, jamais au sein de l’Empire, on n’aurait permis des marchés en pleine rue ; on avait construit de grandes halles au sein des villes pour éviter la chienlit et les jours de commerce patronnés par le Dieu Konos étaient fortement réglementés. A contrario, le marché de Gizeh ne paraissait pas connaître davantage de début que de fin et courait dans plusieurs rues principales comme une urticaire purulente. Ça hurlait à tout-va, ça interpellait le chaland, ça exposait sa marchandise à la poussière et au soleil comme si cela avait pu avoir quelque bénéfice pour les denrées, ça donnait la nausée au Najar Von Espen.
Encore fort ignorant des us saouds, Archiabald Von Espen, qui avait entendu des cris jusqu’à une heure tardive, s’en était plaint auprès du seigneur local.
–     J’ai ouï quelque rixe hier soir. Avez-vous à déplorer de nombreux blessés ?
Le Saoud avait éclaté d’un rire tonitruant, dévoilant une rangée de dents blanches qui ressortaient avec éclat par contraste avec sa peau bistre et sa moustache d’ébène. Archiabald Von Espen avait eu l’honneur meurtri ; il avait d’abord failli taper du pied pour marquer son mécontentement mais s’était rappelé, juste à temps, que son interlocuteur bénéficiait de davantage de quartiers de noblesse que lui-même et il aurait été à ses ordres si le barbare était né impérial. Il avait donc patiemment attendu que le rustre anobli reprenne ses esprits et essuie ces grosses gouttes qui perlaient sur ses joues. Le patricien de la ville de Gizeh avait expliqué, dans le langage châtié de l’Empire qu’il employait à la perfection :
–     Mes frères Saouds sont un brin bruyants, je vous l’accorde. Nous sommes un peuple plutôt pacifique, mais quand il est question de commerce, nous avons tendance à hausser quelque peu le ton. Ne prenez point ombrage de mon hilarité, mais votre interrogation semble être celle de tous les septentrionaux. Je veillerai personnellement à ce que la garde maintienne davantage de calme la nuit prochaine.

extrait du roman « Le Triangle sous le sable », Editions Chloé des Lys, 2010.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :