Adam Chantal

Nom : Adam

Prénom : Chantal

Lieu de résidence : Liège (Belgique)

Blog/site : http://chantal.adam.over-blog.com

 

 

Biographie :

Liégeoise, fonctionnaire à la mairie de Saint-Nicolas, elle a toujours marqué beaucoup d’intérêt pour la littérature. Ado, elle s’invente un monde imaginaire par le biais de nouvelles et, récemment elle décide de passer à la cadence supérieure ; les Editions Chloé des Lys publient en 2007 un premier roman : Un récit de vie où le « je » se perd rapidement dans la fiction. Une intrigue policière, dont la résolution finale, aussi surprenante qu’inattendue, vient donner du contenu à l’histoire.

 

Ses romans :

 

 

Type : Roman

Genre : Policier

 

Résumés :

L’aquarelle bleue (2007)

Dans une ancienne entité minière des bords de Meuse portant le nom d’emprunt de Villier (mais tous les Liégeois pourront reconnaître les lieux), Jeanne est victime d’une agression à l’arme blanche. Epouse d’un avocat en vogue, le jour où elle révèle sa liaison avec François, un intime de la famille, son existence paisible va virer au cauchemar. Jeanne pense trouver une épaule compatissante en la personne de Julien, un ami de longue date qui s’avère être un véritable pervers …

Le secret des amandiers (2008)

Un roman noir dont l’action se situe en Catalogne et plus spécifiquement dans les montagnes du Priorat. Une terre interrompue à la verticale où chacun vit dans le calme au rythme de la vigne souveraine.
Une série de meurtres va venir perturber cette quiétude. Un psychopathe sévit dans la communauté gay mais pourquoi diable éviscère-t-il ses victimes à la façon des embaumeurs égyptiens ?
Le Divisionnaire, Jaime Esteban, chargé de l’enquête, va devoir réponde à cette énigme.
Bourru, empli de suffisance, il devra ravaler son orgueil et se tourner vers son ami Javier Ortega pour démêler cette affaire insolite.

 

Extrait :

« Le pire, ici, c’est la vallée ; la Meuse. Un fleuve canalisé, réduit depuis plus de deux siècles à un moyen de transport pour la gloire des industries minière et sidérurgique. Les rives du fleuve sont déprimantes, elles suscitent de l’hostilité voire de l’aversion. Tout n’est que succession de hauts-fourneaux, fonderies, laminoirs, forges ; uniforme laideur des constructions, colosses de béton et d’acier, façades de briques noircies. Lorsque le ciel se charge de crachats d’épaisses fumées d’un brun-jaune à vomir, des odeurs fétides gagnent rapidement, au gré des vents, les cités ouvrières avoisinantes. Un endroit insolite où les usines s’entremêlent à un habitat d’avant-guerre en déshérence, à l’architecture cubiste de logements sociaux à bon marché qui ont mal vieilli. Les charbonnages ont fermé, la gigantesque usine de Monsieur John Cockerill agonise dans un paysage qui ne s’éclaircit pas. «La vallée conservera-t-elle toujours les stigmates de la puissance du capitalisme conquérant ? »
A quelques encablures, le jour se levait sur les cerisiers du Japon ; le soleil filtrait timidement au travers des branchages débordants de fleurs roses et blanches. Lorsque j’étais enfant, il ne fallait pas aller loin pour trouver un cerisier qui fleurisse et qui fasse ombrage à de vieux mineurs blaguant sur un banc. Les « sakura », c’est ainsi qu’ils se nomment là-bas, pullulaient à Villier-sur-Meuse , atténuant, à la belle saison, de leur beauté modeste mais exquise la monotonie du paysage. Aujourd’hui, seuls quelques spécimens, plantés en ligne sur les trottoirs agrémentent encore l’avenue où je vis. Les bouquets qui déjà recouvraient mes parterres me rappelaient cependant combien leur splendeur est éphémère. Le nez collé à la vitre, je regardais choir la plus belle des fleurs en songeant à l’interprétation séduisante qu’en donnent les guerriers nippons :«l’homme au sommet de son évolution se détachant du monde. »

 

extrait du roman « L’aquarelle bleue »

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