Aël Gwenn

Nom : Aël

Prénom : Gwen

Lieu de résidence : Normandie (France)

 

Blog/site : http://gwenn.ael.over-blog.com/

 

 

 

Biographie :

Gwenn Aël est née et a grandi en Normandie.

Passionnée très tôt par la littérature de l’imaginaire, Gwenn Aël se lance dès son plus jeune âge dans la rédaction d’histoires fantastiques.

Elle consacre plusieurs années à l’écriture de nouvelles publiées dans des revues comme Martobre, les Editions de la Tombée, Hématomes, Crochus et Miniature, et signe des contrats avec des maisons d’éditions pour la parution de certaines d’entre elles dans des recueils regroupant différents auteurs.

C’est en 1992 qu’elle se lance dans l’écriture de romans et fait paraître « Rêves mortels »  en 2006 aux éditions Chloé des Lys. Suivent de près « Souviens-toi » et  « L’esprit de vengeance » ; des situations fantastiques, surnaturelles,  toujours et encore, du suspens, des personnages confrontés à des situations peu ordinaires, effrayantes souvent…

Ce qui résume cet écrivain : une imagination débordante, des sources inépuisables d’inspiration, un besoin d’écrire, un plaisir constant dans l’écriture, dans la manipulation des mots pour jouer sur l’émotion, la peur ou le suspens.

En un mot : un auteur passionné.

 

Ses romans :

 

 

 

 

Type : roman

Genre : fantastique

Résumés :

Voir son blog.

Extrait :

LE HAVRE, Quartier de la gare – Normandie

Avec une extrême prudence, Emma s’installa dans son fauteuil de relaxation électrique, devant la fenêtre de la salle à manger. Ce n’était certainement pas pour la vue qu’elle l’avait placé à cet endroit. L’impasse était étroite et les immeubles qui se faisaient front étaient si proches qu’on ne pouvait contempler que la façade de briques rouges de ses voisins ou leurs fenêtres voilées. Emma avait coutume de laisser la fenêtre entrouverte. L’air frais du dehors la « ravigotait » comme elle disait.

Bien que ce fauteuil soit extrêmement confortable, la vieille femme éprouvait de plus en plus de difficulté à s’y asseoir et elle craignait chaque fois de manquer le siège et faire une mauvaise chute. A son âge, cela serait dramatique, voire fatal.

Quand elle fut enfin assise, elle soupira de soulagement et de satisfaction, attrapa la télécommande sur l’accoudoir et appuya sur le bouton qui réglait l’inclinaison des jambes jusqu’à les avoir à l’horizontale, laissant échapper un nouveau soupir de satisfaction.

Puis elle reposa la télécommande et étendit précautionneusement son châle sur ses jambes ; ce qui lui demanda un certain temps.

Son corps rouillé ne répondait plus aussi rapidement aux ordres d’un cerveau parfaitement alerte ; ce qui avait le don de l’agacer au plus haut point. Emma admettait difficilement de vivre au ralenti. Mais à quatre-vingt-trois ans, elle pouvait se vanter d’avoir au moins toute sa tête. Sa mémoire était excellente et ses idées très claires ; ce qui n’était plus le cas hélas de bon nombre de ses amis. Comme à chaque fois qu’elle se plaignait de son sort, leur image vint la perturber et elle les chassa instantanément. Penser à Léon qui ne reconnaissait plus ses propres enfants ou à Henriette rongée par la maladie, agonisant dans un lit d’hôpital, lui faisait trop de mal. Emma n’acceptait pas cette idée de devoir finir sa vie de cette façon.

Il n’y avait rien d’humain dans le fait de vieillir…

La vieille femme s’étendit contre le dossier, la tête légèrement inclinée en arrière et les yeux clos comme si elle attendait qu’une esthéticienne vienne lui prodiguer un soin du visage. En guise de massage, un souffle d’air frais s’engouffra par la fenêtre entrouverte et glissa sur son visage, la faisant frissonner.

Le petit appartement était paisible. Pas un seul bruit dans le bâtiment ou dans la rue ne venait perturber le repos d’Emma. Elle se laissait simplement bercer par le tintement régulier et incessant de l’horloge. Tic-tac. Tic-tac. Ce bruit la tranquillisait, l’apaisait. Il entrait dans son esprit, l’occupait, et elle n’entendait plus que lui, ne pensait plus à rien d’autre. Ses angoisses s’évanouissaient. La mort, la maladie… la vieillesse n’existaient plus.

Un sourire illumina son visage. Son lit était fait, la vaisselle aussi. Il ne lui restait plus qu’à se détendre ; attendre que les heures s’égrènent doucement jusqu’à l’arrivée de sa fille, Maria, aux alentours de dix-sept heures. Elle lui ramenait chaque vendredi quelques légumes frais du marché et en profitait pour faire un peu de ménage. Emma était totalement autonome et son appartement était parfaitement entretenu. Seulement, elle préférait rester prudente et éviter de grimper sur une chaise pour dépoussiérer le lustre ou déplacer un meuble pour y passer l’aspirateur. Maria s’était gentiment proposé de lui faire, sachant que sa mère mettait un point d’honneur à avoir un logement impeccable.

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