Bale Reine

Nom : Lévy-Bagur

Prénom : Joëlle Reine

Lieu de résidence : Manosque (France)

 

Blog/site : http://reinebale.canalblog.com/  

 

http://contempo-reinedelitterature.blogspot.com    

 

Biographie :

Enseignante en lettres dans un lycée en France, Reine Bale exerce en parallèle son métier d’auteur. Elle a écrit trois romans et un recueil de nouvelles.

Romancière, nouvelliste. Formation : hypokhâgne, khâgne, licence de lettres à la Sorbonne, maîtrise sur Ernest Renan (science et spiritualité dans l’oeuvre de Renan), DEA sur les auteurs juifs américains et l’espace urbain. Professeur de lettres modernes. Ecrivain

 

Ses romans :

 

 

 

 

 

Type : roman

Genre : drame

 

Résumés :

L’intrigue repose sur un personnage féminin qui se prénomme Arielle et qui comme tous les gens de sa génération rêve d’une réussite « en pleine lumière ». Réussir sa vie, aujourd’hui, ça ne signifie pas « réussir pour soi à atteindre un objectif qu’on s’est fixé dans l’intimité de soi à soi » ; non, il faut que la réussite soit spectaculaire, visible aux yeux de tous pour avoir quelque valeur.

 

Extrait :

D’un coup, elle se souvint qu’un magnétophone traînait dans le tiroir de son bureau : Daniel l’utilisait autrefois pour ses enquêtes sociologiques. Elle courut s’en saisir ; il l’accompagnerait partout maintenant. Elle pressa le bouton d’enregistrement et se mit à parler devant la cassette qui tournait :

«La Vierge à l’enfant trône au beau milieu de mon atelier. Je la regarde longuement en écoutant France Info en boucle «la Sncf annonce un plan d’action contre la violence dans les trains de banlieue» ou encore «attentat à la voiture piégée au Pays basque espagnol». Je déplace ma conscience tourmentée vers le drame du monde. Trop souvent, on croit à tort que c’est pire ailleurs ou mieux. Ici, on n’échappe pas au drame, simplement, on se livre volontiers une bataille dans nos consciences ; les vraies guerres ne sont plus qu’extériorités écoutées à la radio. On se croit, par le miracle des médias, protégés de toute cette violence ; notre société pacifiée, on oublie que la guerre frappait durement il y a cinquante ans. Aujourd’hui, je n’ai plus qu’à regarder mes tableaux pour comprendre que le drame, il est en moi. Aucun syndicat, aucune idéologie ne pourra me soulager de ce fléau. Et puis, ils ont fait leur temps. Moi. Mais c’est quoi ?»
Á chaque nouvelle question, elle faisait une longue pause et changeait de pièce, comme si à son flottement moral venait s’adjoindre un inconfort physique, qui l’entraînait vers une mobilité contenue entre les quatre murs de son appartement. Tel un reporter qui avançait pas à pas dans la trame de son investigation, elle scrutait objets et photos, à une différence près que le sujet de l’enquête n’était autre que sa conscience.

 

extrait du roman « L’âge de déraison »

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