Boutique « Bob » Baudouin

Nom : Boutique

Prénom : Baudouin (Bob)

Lieu de résidence : Schaerbeek (Belgique)

Blog/site : http://www.bandbsa.be/contes.htm

 

 

 

 

 

Biographie :

Je suis libraire à Bruxelles, passionné de littérature et d’écriture, et viens de publier deux recueils de « Contes bizarres I et II » chez l’éditeur tournaisien Chloe des Lys. Ces nouvelles (pour adultes) sont écrites comme des scénaris de film, pour être lus à haute voix, dans un style proche du langage parlé. Avec des belgicismes, du ‘brusseleer’, du flamand et même parfois des mots inventés.
Deux fois onze histoires ( environ 280 pages à chaque fois ) qui démarrent dans le banal, continuent dans le bizarre, pour déraper enfin dans le n’importe quoi… l’enfer ou le purgatoire. Jamais le paradis, car il n’existe  pas.
Le monde des humains est un univers de fous, qui n’est lucide que quelques jours par an. Pendant la période du Carnaval ! 

Depuis je me suis lancé dans 36 autres projets…

Je suis devenu administrateur des éditions Chloe des Lys.

J’ai créé un site web culturel ACTU-mag : http://www.bandbsa.be/contes.htm

Une télé sur internet : podcast de notre dernière émission : http://infxapps.influxis.com/apps/nkpokujjdel7emaxis4h/tv2beta/tvstation_viewer_v2.html?channel=channel15

Et prépare trois nouveaux livres :

Un recueil de mes caricatures de Bob le Belge accompagnés de textes minables.

Un guide désopilant de mon voyage en Islande.

Et bien entendu, un « Contes bizarres III », le retour !

 Qui fait tout, ne fait rien.

 Vous avez compris, je ne suis pas très sérieux ( mais essaie de faire les choses sérieusement ).

 

Type : Recueil

Genre : Contes

 

 

Ses romans :

 Contesbizarres1

 

 

 

 

Contesbizarres2

 

 

 

 

 

 

Les 10 petits négresses

 

 

 

 

 

Résumé :

Libraire à Bruxelles, passionné de littérature et d’écriture, Bob Boutique est l’auteur de deux recueil intitulés « Contes bizarres 1 » et « Contes bizarres 2 » .
Ces contes sont écrits comme des scénarios de films, pour être lus à haute voix, dans un style proche du langage parlé. Avec des belgicismes, du ‘brusseleer’, du flamand et même parfois des mots inventés.
Onze histoires (280 pages) qui démarrent dans le banal, continuent dans le bizarre, pour déraper enfin dans le n’importe quoi… l’enfer ou le purgatoire. Jamais le paradis, car il n’existe pas.
Le monde des humains est un univers de fous, qui n’est lucide que quelques jours par an. Pendant la période du Carnaval !

Extrait :

Il était une fois une grosse femme, mais alors là, vraiment très grosse, qui remonte en peinant la rue de Laeken.  Elle tracte derrière elle un grand sac sur roulettes et tire à bout de bras un cabas qui traîne à ras du trottoir.  Elle porte une robe informe qui flotte comme  un rideau autour de ses cent dix kilos et souffle comme un phoque, le visage rouge et congestionné par l’effort, les cheveux gris et gras plaqués sur un front buté.
Louise Vanauwera déteste sortir de chez elle, une maison de rangée aux briques noircies que lui a léguée sa mère.  A la lumière crue du jour, elle préfère (et de loin) les pièces sombres et poussiéreuses de son habitation, où elle ondule en pantoufles et peignoir dénoué, comme un pachyderme au milieu d’un magasin de porcelaines.  Sans jamais rien casser.
Mais voilà, il faut bien sortir de temps à autre, ne serait-ce que pour réapprovisionner ces armoires de cuisine comme ce frigo qui se vident au même rythme que les feuilletons abscons qui défilent sur le petit écran.  Car la grosse ne s’est plus mise à la fenêtre de rue depuis des lustres et n’observe plus le monde qu’à travers sa télé : un univers où tout le monde rigole avec des yeux comme des boules de lotto et des dents blanches comme des touches de piano.
Qui n’a pas connu, dans sa famille ou ses proches, une femme boulimique et vraiment obèse, ne peut pas savoir, et encore moins comprendre, ce qu’est la vie d’une ‘grosse’, et notre Louise se dépêche tant qu’elle peut, car il sera bientôt midi et que les bureaux vont dégorger leurs colonnes bruissantes d’heures de pause.  Toutes ces jambes agiles et pressées qui vont la croiser ou la dépasser, et tous ces  visages volubiles qui vont détourner le regard d’un air gêné ou, pire, lui esquisser un sourire de pitié.
Voici enfin la librairie où elle joue son lotto hebdomadaire (un euro) et achète le programme de la semaine.
L’exploitant est un petit bonhomme sec et prétentieux, qui la sert en quatrième vitesse puis lui souhaite la bonne journée avec une intonation qui signifie très clairement ‘ne traînez pas dans mon  magasin’.
Louise sait fort bien qu’il va asperger derrière elle avec un déodorant, car elle transpire et que ça laisse des traces.  Elle n’y peut rien la pauvre, mais c’est comme ça.  Le moindre mouvement la couvre de sueur, dans les plis du cou, sous les aisselles et ailleurs aussi.  Forcément.
Au début, elle prenait jusqu’à trois, quatre douches par jour.  Puis elle a abandonné… parce ça ne changeait rien dans l’attitude des autres et que, de toute façon, son chauffe-eau ne débite plus que de l’eau tiède, presque froide.

extrait du recueil « Contes bizarres -1 » 

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