Carlier Nicolas

Nom : Carlier

Prénom : Nicolas

Lieu de résidence : Ixelles (Belgique)

Blog/site : pas de site

 

Biographie :

Né en 1982, Nicolas Carlier effectue des études d’histoire grecque et romaine avant d’enseigner les langues anciennes et l’histoire dans différents établissements. Actuellement, il travaille dans une école multiculturelle du nord de Bruxelles.
Passionné de littérature, de musique baroque, d’opéra, d’art et de voyages, il s’est notamment rendu en Syrie, en Ethiopie, en Egypte ou en Arménie sur les traces de la culture antique. Roma fui est son premier roman.

 

Ses romans : 

 

 

 

 

 

 

 

 

Type : Roman

Genre : Historique

 

 Résumé :

Rome, 554 après Jésus-Christ. L’Empire romain d’occident s’est écroulé depuis quatre-vingts ans déjà… Sa capitale n’est plus qu’une cité peuplée de fantômes, où les dernières traces de l’Antiquité s’effacent devant le moyen âge. Alors que l’empereur d’Orient Justinien est enfin parvenu à reprendre l’Italie aux Barbares, un émissaire syrien du nom d’Anthémius est envoyé à Rome pour une mission secrète.
Confronté à la réalité d’une ville exsangue, à une galerie de personnages torturés, Anthémius réalise qu’il lui appartient de trancher le sort de ce monde agonisant. Doit-il tenter de le ranimer ou au contraire l’achever ? A la poursuite d’une insoluble énigme, c’est dans son âme et sa propre histoire qu’il lui faudra se replonger inexorablement…

  

Extrait :

Derrière nous, au loin, étendue, sénescente, dans l’ombre de ses collines et de sa gloire, Rome semblait me rappeler à elle. Ou plutôt, remarquai-je en lui prêtant plus d’attention, elle semblait m’inviter à me pencher vers elle, qu’elle me murmure une prière. Le râle d’une mourante. L’invitation à exécuter sa dernière volonté, à l’achever…

Je fis repartir les chevaux et, après un moment d’hésitation, le char s’ébranla, couvrant à nouveau du bruit des sabots et des essieux le chant des oiseaux et de la brise. Sulpicia – puisque c’était elle qui me guidait – me rappela sa présence.

« Ici s’élevait jadis une porte, articula-t-elle sans me regarder, au seuil et aux linteaux de pierre. Les animaux ont senti sa présence et se sont arrêtés. »

 

Elle parlait comme un recueil de jurisprudence, détachée et sentencieuse. En fait, à chaque fois que je me retournais, son visage produisait en moi une curieuse impression : bien qu’elle parût relativement âgée, dès que j’observais ses traits, en particulier de profil, ceux-ci semblaient retrouver leur fraîcheur, comme s’il s’agissait d’un autre visage qui se dessinait, s’affinait, se métamorphosait. Tantôt elle paraissait avoir près de mille ans, mais mille années d’une éternelle quiétude, tantôt je la voyais aux portes de la jeunesse, d’une jeunesse qui n’avait imprimé ses marques qu’avec une sublime légèreté. Je cessais alors de la fixer et ses traits retrouvaient un contour sénile.

 « Une porte ? En plein milieu des champs ? dis-je sans masquer mon étonnement.

 « Oui, une porte. Sans murs. Deux énormes vantaux de bois cloutés de bronze et solidement verrouillés. »

 

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