Chaboum Karl

Nom : Trottier

Prénom : Carol

Lieu de résidence : Québec

 

Blog/site : http://www.motzart.ca

 

Biographie :

Études collégiales en Lettres et Philosophie.
Spécialité universitaire en espagnol.
Professeur de diction, de français, de lecture rapide.
Toutes parutions à compte d’auteur au Québec:
* Peau Aime
* VERS de terre à ciel
* Malentendanteries
* Chroniqueur dans Sourdine pendant 8 ans (Association des devenus sourds et malentendants du Québec)
* Chroniqueur dans Écoute (Association des implantés cochléaires du Québec).
  
Mon leitmotiv: jouer avec les mots comme si j’étais un enfant. Je ne suis pas un poète mais une brouette qui amasse les mots, les étire, les gonfle, etc.

 

Ses romans :

 

 

 

 

 

 

 

Type : Recueil

Genre : Poésie

 

Résumé :

On peut me résumer en un mot: GARGANTUESQUE.
En écriture, je n’ai pas de bornes mais ne suis pas pour autant borné.
M’étant spécialisé en philophie, c’est un genre que je fuis comme la peste car ces gens feignent de tout connaître et de tout enseigner alors qu’ils n’indiquent pas leurs sources qui sont taries – je pourrais même écrire tarrrrrrrrrrrrrrries.
Là où je trouve ma joie ? Dans les grands auteurs du XIX’ siècle. Ils nous ont tout montré sans savoir que nous serions là.

 

Extrait :

Ne répondez pas à mon courriel, je serai rendu en 1876. Une brèche dans le temps m’a permis de m’échapper de l’an 2005. Un jour à la cour, un autre à faire la moisson dans les immenses champs, je ne m’ennuie ni des fax, téléphones, nouvelles internationales, ni des amis que je ne voyais qu’aux mariages et enterrements. Des amis, quand tu en as à la tonne, ça devient des copies. On n’a plus l’unique ami qui arrive à l’improviste et se sert un verre. On en a 100 qui ne viennent jamais, qui prient pour toi peut-être, t’englobant dans les millions d’autres amis autant d’Afrique que de Russie.
 
Le grand Dieu brèche, fendille un millénaire pour y incorporer un roi, un esclave, un Messie.
Et pourquoi pas moi, avec mon seul esprit, m’immiscer dans une brèche, me faufiler entre deux siècles pour goûter l’air frais du temps passé ? Être grand duc, être son esclave ? Reléguer aux oubliettes l’an 2005 et me rajeunir en reculant deux cents ans en arrière ?
 
Je brèche, je me suis jeté en bas du pont, lavant ainsi deux siècles. Je me sens d’une fraîcheur inégalée, nouveau-né. Mais je suis coincé en 2005, cage métallique.
 
Et je pense au paradis futur, comme une brèche dans le temps. Et je retourne en 1876 où mes amis ont le temps de se balader avec moi à cheval, se baigner dans un lac d’émeraude.
 
J’aurais aimé (un désir qui date de plusieurs décennies) vivre au XIXième siècle : un petit paradis avant terme, loin des derniers jours…
 
Mais là je rêve, il me faut revenir en 2005 et même si je n’ai que rarement des courriels de mes amis, je ne doute pas de leur bonne foi : le monde actuel est fou, irrécupérable. Sachons résister à la tourmente et faire une brèche dans le vrai paradis où l’on aura enfin le temps de savourer la présence de bons compagnons lors de banquets de mets huilés, à bâtir de ravissantes maisons, etc. Nous monterons alors pièce par pièce les maillons indestructibles d’une chaîne d’amis unis qui ensemble se témoigneront un amour véritable pour la Vie sans brèche.
 
Carol
dimanche, 6 novembre 2005
Inspiré par Kate et Léopold, film où un duc plonge de 1876 à l’an 2000, découvrant une princesse qui n’a jamais fait de courbettes, où l’amour perce les siècles.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :