de Xhavée Edmée

Nom : Van Praet

Prénom : Patricia

Pseudo : Edmée de Xhavée

Location : Liège (Belgique)

 

 

 

Blog/site : http://edmee.de.xhavee.over-blog.com/

 

Biographie
Edmée De Xhavée est née à Verviers – Belgique, province de Liège – en 1948. Le fait d’être née aussi banalement à Verviers lui sembla un mauvais coup du sort : oncles, tantes, grands-parents du côté paternel avaient vu et sillonné « le vaste monde », puisque cette ville lainière les y envoyait acheter la laine. Le grenier était rempli de mannes à ploquettes (les échantillons de laine dans un cylindre de papier épais) et de malles couvertes d’étiquettes évoquant de périlleux voyages en mer et des séjours dans des hôtels aux noms parfumés. Des albums de photos jaunies révélaient des après-midi sur des ponts de bateaux, le passage à gué des convois de laine, des patios fleuris où des servantes au visage d’aztèque apportaient le thé de cinq heures sur un plateau, où la bien vieille tante Marguerite chevauchait, petite fille, un mouton de bois. Des histoires de langues chantantes et de grandes amours y sommeillaient, ne demandant qu’à naître sous une plume libératrice. Mais alors, elles se bousculaient dans son cœur, non pas silencieuses – au contraire ! – mais encore trop indisciplinées.
La muse essaya bien de se faire entendre, écrivant d’une traite de porte-plume noirci d’encre des rédactions en classe – dont une lui valut un prix interscolaire – et puis relatant inlassablement, par de longues lettres à sa mère et amies, les découvertes et émotions d’Edmée qui ne se décida jamais tout à fait entre la Belgique et d’autres lieux, alternant avec les lumières radieuses de la Provence, les chansons et saveurs de l’Italie après un retour de quelques années sur sa pluvieuse mais verdoyante terre d’origine, et enfin le New Jersey, le grand jardin de New York, où elle se trouve à présent avant le grand retour.
Elle y habite à l’orée d’un bois peuplé d’animaux paisibles et gourmands, avec son mari, cinq chats et un chien. Et c’est là qu’enfin elle a commencé libérer les acteurs imaginaires de vies pas toujours imaginées.

Ses romans : 

Type : Roman

 Genre : drame

Résumé :
Une sarabande de quatre générations, passant d’un pays à l’autre, d’une société à l’autre.  Drames et joies, la pression des conventions sociales et les châtiments pour ceux qui les transgressent. L’émerveillement devant les autres, les vies colorées, les joies sans détours nées de tragédies et expériences diverses.
Olivia renonce à l’Italie et la perspective d’un long mois de vacances au soleil à l’insistance discrète de sa mère, Suzanne. Suzanne, la mère rebelle, qui a confié son éducation et ses jeunes années à sa propre mère, la trop belle et parfaite Adrienne.
Pour Olivia, cette semaine aura le poids de toutes ces vies qui lui expliqueront la sienne avec, ça et là, des révélations lui dévoilant tout l’amour dont elle a été entourée dans le secret. Des courages, des larmes, des repas pleins de rires, des amours qui brisent le cœur de bonheur et de souffrance, des indomptables – romanichels sociaux – et des gardiens du temple défileront pour elle, évoqués par Suzanne dans la paix de son appartement bruxellois

Extrait :
Et c’est au baptême de Suzanne, la fille de Max et Adrienne, que Mado rencontra enfin le jeune homme qui allait l’enlever à l’ennui et lui offrir la vie délicieuse que les romans de Delly lui promettaient. C’était une récente connaissance de Max, un jeune journaliste qui écrivait aussi des pièces de théâtre. Il venait d’une famille modeste qui avait fui la Pologne pendant la guerre. Son père travaillait dans une des usines textiles de Verviers. Max ne le fréquentait que parce qu’il passait pour un intellectuel, mais n’avait pas l’habitude de le recevoir à la maison. Ce jeune Oleg n’a pas nos manières, disaient les de Louvigny – petit de – et aussi bons chrétiens qu’on fut, comme il n’avait pas non plus d’argent pour atténuer cette lacune, leurs rencontres se passaient dans des endroits neutres. Cette fois cependant Adrienne avait suggéré que peut-être, pour Mado, ce ne serait pas si mal, il suffirait de les installer l’un à côté de l’autre, on ne le remarquerait pas au milieu de tout ce monde d’autant qu’il n’aimait pas se mêler aux gens de leur milieu, ils se tiendraient sans doute un peu à l’écart et il ne ferait pas attention au manque d’argent… Et en effet, Oleg tomba sous le charme timide de Mado, qu’il prit alors pour une jeune fille de la haute société, donc rompue aux badinages sociaux, et cependant modeste et gentille. Jolie et si peu consciente de l’être. Il la revit, l’invita au restaurant. Ne remarqua pas que la villa – magnifique à ses yeux, lui qui vivait dans un modeste appartement avec ses parents – n’était pas entretenue comme il le fallait. Il ne vit que les meubles anciens et pas la poussière ; les portraits d’ancêtres dans le salon et pas les tapis élimés ; les pelouses et le sentier de gravier blanc par la fenêtre et pas le chiendent et les orties ; un domestique et pas un vieillard maussade et un tantinet arrogant. La Centauresse lui sembla, vu la condition sociale qu’il lui attribuait, tout à fait simple et anti-conventionnelle.

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2 Réponses to “de Xhavée Edmée”

  1. Coucou Edmée, juste un coucou pour te dire bravo et te faire un gros bisou

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