Ebenga Cyriaque Maixent

Nom : Ebenga

Prénom : Cyriaque Maixent

Lieu de résidence : Dakar et Brazzaville

 

Blog/site : pas de site.

 

 

 

 

 

Biographie :

Né en 1968 à Brazzaville, Cyriaque Maixent EBENGA est ingénieur de formation. Il vit depuis plus d’une vingtaine d’années à l’étranger.
Membre de plusieurs associations, fort actif, il a été la cheville ouvrière du groupe d’Etudes et de Recherches TRIAD-EST. Il travaille comme consultant auprès des ONG depuis plusieurs années à Dakar.
Cependant, très soucieux de l’avenir du Congo sur le plan économique, social et culturel, il s’implique dans les perspectives d’avenir en proposant des idées aux côtés de celles de ceux et celles qui, avec humilité et discrétion, œuvrent à la conception d’un dessein national conciliant la générosité et l’efficacité et répondant aux aspirations des Congolais.
Il se devait donc, non pas de contempler les bonnes idées collectées de ses pérégrinations ou de ses méditations, à l’instar d’une science ésotérique, mais de les partager ouvertement avec les Congolais, pour leur donner une utilité et permettre à d’autres compatriotes, aujourd’hui ou demain, de les discuter, de les enrichir et, éventuellement de les mettre en œuvre sur le terrain pratique.
Au demeurant, c’est un devoir pour chacun des congolais de partager son savoir, fût-il minime. C’est ainsi que l’humanité a pu progresser au fil des temps.

 

 Ses romans :

 

 

 

 

 

 

 

 

Type : Essai

Genre : Essai

 

Résumé :

Centré essentiellement sur les problèmes que pose aujourd’hui la réconciliation et la reconstruction du Congo, nous visons à interpeller la classe politique à respecter ses engagements vis à vis du peuple et des partis entre eux pour la protection et le respect des droits fondamentaux inaliénables de la personne humaine. L’Etat se doit de permettre à chaque citoyen de réaliser sa vocation dans la liberté qui est indispensable à l’épanouissement de la vie et de la vocation humaine.
Dans cette perspective, nous indiquons le de départ de notre réflexion qui doit être aujourd’hui le Congo de l’espoir : celui dont les congolais parlent peu par rapport à celui dont – ils parlent beaucoup, c’est-à-dire le Congo du désespoir, de l’immobilisme, de la décadence, voire du doute.
Où situer le Congo de l’espoir ?
Il se révèle dans notre histoire récente, au lendemain des guerres fratricides qui ont ensanglanté et divisé le Congo.
Dans cette même optique nous interpellons l’Etat avec l’aide des organisations nationales à faire sauter les barrières ethniques qui tuent l’espace public national au profit des instincts primaires dont s’emparent les partis politiques pour se maintenir au pouvoir en jouant sur les divisions sociales.
Que faire concrètement dans un pays où l’ethnographie revêt une grande importance et fournit le facteur essentiel de la vie politique, où l’engagement politique, partisan ou électoral, est la traduction des antagonismes ethniques ?
Penser le développement dans le sens d’une quête fondamentale semble opportun aux congolais de distinguer clairement entre l’idée de développement comme principe de structuration de la vision d’un nouveau Congo, la réalité du développement comme espace de transformation et l’ambition réelle de développer le Congo comme horizon d’un nouveau type d’imaginaire social tout en incluant à cet important et incontournable défi la contribution à part entière des femmes au maintien et au développement du pays et de l’humanité.
Quels sont les obstacles qu’ils faillent affronter pour réaliser ce rêve ?
Telles sont les grandes questions aux quelles nous tenterons de répondre dans cet ouvrage.

 

Extrait :

La situation politique, économique, sociale et culturelle des pays anciennement colonisés est dramatique. Elle l’est davantage que celle des pays développés, du fait non seulement de leurs ressources limitées ( ?) mais surtout parce que nulle perspective radieuse n’est envisageable pour leur population, en particulier les jeunes. Et si, de façon générale, elle est déjà difficile pour les pays qui n’ont pas connu de guerres civiles, ethniques ou des génocides, ceux qui les ont vécus en souffrent davantage – c’est notamment le cas du Congo-Brazzaville.
Songeons que les trois générations qui composent la société congolaise actuelle ont, du fait des bouleversements sociaux, politiques et culturels, trois univers quasiment inconciliables. Les plus âgés qui ont connu l’époque de la colonisation avec ses peines et parfois ses joies, mais surtout sa stabilité d’abord, ensuite la révolution – époque héroïque si chargée mais si exaltante – et enfin la démocratie ‘‘tropicalisée’’, avec ses malheurs et drames. Ceux-là critiquent les décennies d’indépendance. Les adultes, jeunes et moins jeunes, eux n’ont pas de souvenirs bien nets de l’époque révolutionnaire. Ils se sont retrouvés au sortir de l’adolescence, embarqués dans des guerres fratricides : s’engager de gré ou de force pour survivre, donc tuer ou se faire tuer. Aucun repère ne leur reste sinon la peur, l’hostilité sociale, le manque d’affection, bref ils ont plus appris à haïr, à détruire qu’à aimer et à construire. Enfin les plus jeunes qui sont les plus nombreux. Ils n’ont malheureusement ni l’école pour s’instruire, ni la société pour s’initier, ni les médias pour s’informer, ni même une famille pour s’épanouir puisque celle-ci est disloquée. Les parents sont séparés ou décédés et, dans la plupart des cas, la seule responsable reste une mère analphabète, démunie, qui entretient une famille nombreuse et miséreuse. Ces jeunes, n’ayant plus d’interlocuteurs ne sont même plus rassurés, ni écoutés, encore moins intégrés. C’est la voie ouverte à la délinquance, à la déviance sociale, au désespoir, à la vie au quotidien, sans réflexion sur le présent, encore moins sur l’avenir. Et en corollaire, la fuite en avant dans les solutions de facilité, le refuge dans la foi, les religions bricolées (à la carte), voire le prosélytisme.
A la base de cette situation apparaît le manque de culture : même l’histoire locale est mal connue.
Il s’avère impossible dans le cadre familial, communautaire, scolaire et universitaire, d’apprendre l’histoire actuelle, celle de la vie comme des peuples, des communautés, des tribus, des groupes sociaux, culturels… bref de la nation congolaise, qu’il s’agisse de la colonisation, de la révolution, de l’expérience démocratique, des guerres civiles, de la paix armée ou du libéralisme sauvage.
Cette inculture manifeste, ce manque total de repères et de perspectives, conduisent à se poser les questions suivantes :
Comment, un pays doté par ses potentiels naturelles considérables, sa population, sa littérature, sa musique, sa culture en général au point d’être considéré comme le quartier latin de l’Afrique Equatoriale, a-t-il pu basculer dans la violence aveugle ?
Comment un pays, symbole d’une révolution éclatante et de l’engagement anti-impérialiste, est-il tombé dans le libéralisme sauvage ?
Comment un pays, où régnait la cohabitation ethnique pacifique, a-t-il pu tomber dans des guerres interethniques successives ?
Comment un pays qui avait des perspectives de développement a-t-il pu décliner au point de ne pouvoir ni scolariser, ni soigner, ni même nourrir ses populations ?
Ce sont là quelques questions parmi les plus douloureuses.

 

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