Eychloma Christian

Nom : Eychloma

Prénom : Christian

Lieu de résidence : Toulouse (France)

Blog/site : http://futurs-incertains.over-blog.com/

 

Biographie :

A l’issue d’une carrière d’ingénieur dans l’industrie aéronautique et immédiatement après avoir pris sa retraite, Christian Eychloma décide de se consacrer à l’écriture, et plus spécifiquement à la science-fiction.
D’un naturel extrêmement curieux, l’auteur s’est toujours beaucoup intéressé aux sciences et aux techniques, à la genèse des découvertes et à leur avenir, consacrant l’essentiel de son temps libre à approfondir ses connaissances dans tous les domaines, dévorant des ouvrages de vulgarisation et… de science-fiction !
Aiguillonné par ses interrogations sur la nature de la réalité, son intérêt n’a notamment jamais faibli pour les développements théoriques et philosophiques concernant la Relativité et la physique quantique, et ceci en raison de l’obligation que nous font ces percées conceptuelles de remettre en cause nos paradigmes habituels.

Ses romans :

 

Type : Roman

Genre : SF

Résumé :

« Que le Diable nous emporte…» est d’abord un roman d’anticipation qui peut être simplement apprécié comme tel. Mais derrière la fiction se dessine un « conte philosophique » sur le thème de l’agressivité inhérente à l’espèce humaine. Et sur les perspectives ouvertes par de futures avancées scientifiques de parvenir un jour à chasser définitivement nos démons…
« Que le Diable nous emporte…» est l’histoire d’hommes et de femmes quittant définitivement la Terre pour aller coloniser une planète orbitant autour d’un astre très éloigné du système solaire.
Cet exode, rendu possible par la technologie d’une époque située à quelques siècles de la nôtre, a été jugé nécessaire en raison de la dégradation rapide des conditions de vie et du « contrat social » qui font craindre le pire pour l’avenir de la race humaine.
Il s’agit donc d’un projet visant à garantir la pérennité de l’espèce en préservant d’une probable annihilation un petit échantillon d’individus qu’une délicate intervention chirurgicale au niveau du paléo-cortex a rendus beaucoup moins agressifs que leurs semblables.

 

Passe encore pour le juge Roland Lévêque, homme passionné d’histoire, qu’un doux rêveur ait pris rendez-vous avec lui pour tenter de faire innocenter un homme condamné sur la base d’un dossier où pratiquement rien ne plaidait en faveur de l’accusé. Mais on a beau s’imposer de garder en toutes circonstances l’esprit ouvert, il est des choses que l’on n’est pas prêt à entendre…
Le juge, après avoir patiemment écouté les explications du professeur Jacques Liévin et malgré la réputation de ce dernier, demeure tout aussi sceptique  tant ce qui lui est révélé lui paraît incongru. Mais devant les preuves qui lui sont ensuite administrées, il est bien forcé d’admettre la possibilité de voyages dans le passé.
Conséquence inattendue, ce qui n’avait été jusqu’alors qu’un aimable fantasme prend tout à coup beaucoup plus de vraisemblance. Car faire véritablement la connaissance de l’admirable créature  qu’il n’a jamais pu voir qu’à travers un portrait datant de vingt siècles n’est plus du tout une chimère. Plus du tout.
Et après une nuit très agitée, le juge décide d’être le premier voyageur temporel de l’histoire…

 

Extrait :

Juste après avoir ouvert les yeux, Noëlle dut réprimer une violente nausée. L’esprit indécis comme au sortir d’un cauchemar, elle fut en même temps surprise de se trouver engoncée dans un scaphandre, son champ de vision limité à de mouvantes touffes d’herbes étrangement mauves balayant un fond de nuages qu’elle trouva outrageusement roses. Puis elle réalisa qu’elle voyait les choses à travers une grille faite de larges zébrures marron, comme provoquées par un liquide épais qui aurait coulé juste devant son visage. Elle passa lentement la main sur sa visière pour s’apercevoir qu’elle était en train d’étaler une substance poisseuse qui lui rappela quelque chose. Du sang.
Elle voulut se relever d’un bond mais une brusque douleur dans le dos l’en empêcha. Elle réussit à se retourner sur le côté et s’appuya péniblement sur un coude, ce qui lui permit de commencer à voir un peu au-delà du tapis végétal sur lequel elle se trouvait encore à demi allongée. Elle distingua alors, tout proche d’elle et à moitié caché par de hautes herbes, un scaphandre largement ouvert duquel dépassait un membre ensanglanté. Et tout lui revint d’un seul coup en mémoire…
Elle s’agenouilla et vomit longuement, éclaboussant l’intérieur de sa visière et imprégnant une partie de sa combinaison interne d’un liquide à l’odeur de bile. Elle parvint à se mettre debout mais ne réussit pas à se redresser complètement à cause de la douleur aiguë qu’elle ressentait et dut rester dans la position inconfortable qu’elle aurait adoptée pour cueillir quelque chose à ses pieds. Relevant la tête autant qu’elle le pouvait, elle ne vit tout autour que des cadavres et des membres épars et ne dut qu’à l’entraînement qu’elle avait reçu de ne pas complètement céder à la panique.
S’éloigner de cet endroit, aussi vite que possible. Elle aperçut, à une distance qu’elle n’aurait pas jugée considérable dans des circonstances normales, les deux chaloupes apparemment intactes et qui pouvaient représenter le salut. Elle se mit précautionneusement en route dans cette direction, sa relative légèreté facilitant sa démarche mal assurée. Puis, dans un sursaut de lucidité, elle se ravisa soudain et revint sur ses pas pour essayer de récupérer une des armes qui devaient se trouver abandonnées sur le lieu du carnage. Elle chercha entre les corps et vomit à nouveau. Puis elle finit par trouver ce qu’elle cherchait et ramassa un pistolet thermique paraissant en bon état.
Vigilance… Elle devait rester vigilante si elle voulait vivre. Elle n’avait pas vraiment compris ce qui leur était arrivé et n’avait pratiquement rien vu lorsque l’attaque s’était produite mais il lui paraissait plus que probable que des créatures semblables à celle qui les avait agressés devaient rôder dans les parages. Considérant la scène hallucinante au centre de laquelle elle se trouvait et jetant à nouveau un bref coup d’œil sur son scaphandre à peu près intact, elle jugea ne devoir qu’à un miracle d’être encore en vie. Ne s’attendant pas à ce qu’un miracle se reproduisît, elle se remit très vite en route, la main crispée sur son arme, tenant son corps aussi droit que sa souffrance le lui permettait et faisant de son mieux pour surveiller un maximum d’espace autour d’elle.
Elle parvint peu à peu, fiévreuse et haletante, à réduire la distance la séparant des chaloupes. Elle ne s’en trouvait plus qu’à une cinquantaine de mètres lorsqu’elle distingua sur sa droite, dangereusement proche et étalée sur une large surface, une forme luisante et aplatie dont elle ne put appréhender la nature mais qui provoqua immédiatement chez elle un pic d’adrénaline.
Elle fit pivoter son corps en pointant le canon de l’arme. Elle vit alors avec effroi la masse énorme se soulever du sol en déployant ce qu’il fallait bien appeler des tentacules, d’une longueur qu’elle jugea démesurée, et commencer à avancer très rapidement dans sa direction par des mouvements de reptation qui pouvaient rappeler ceux d’une pieuvre monstrueuse ou d’une non moins gigantesque étoile de mer.
S’efforçant avec un succès mitigé de réprimer le tremblement qui la gagnait, elle maintint à deux mains son arme aussi stable que possible et appuya longuement sur la détente.

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2 Réponses to “Eychloma Christian”

  1. Merci encore !

    Mon blog, tout nouvellement créé : http://futurs-incertains.over-blog.com/

    Bonne journée, bonnes vacances !

    Ch. Eychloma

  2. Merci bien pour la mise à jour, c’est très sympa !

    Bonne journée

    Christian

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