Floirac Pascal

Nom : Floirac

Prénom : Pascal

Lieu de résidence : Saint Ouen (France)

Blog/site :

 

Biographie :

Né en 1679, en 1769 en 6971, ou en 1976, Pascal Floirac n’a pas écrit une ligne avant d’avoir quarante ans.
Un cinq octobre, jour flasque de désœuvrement, il cesse de ruminer et laisse à ses quelques plumes la liberté de tracer des pattes de mouches glissantes dans quelques carnets d’expérimentations comme on rempli les « O » lorsqu’on est au téléphone.
C’est en banlieusard voyageur, en goguenard désabusé qu’il (d)écrit ce qu’il perçoit sous la surface, le vernis des choses ou du langage qu’il affectionne expressif.
Il se nourrit de rencontres multiples, de lectures très improbables de chineur versatile. Cela lui évite l’embarras strict des collections conceptuelles au profit de l’imaginaire des cabinets de curiosités.
Il publie en 2011 son premier opus chez Chloé des Lys : Carnets de Jungle.
D’autres seraient en cours, ils macèrent certainement avec les décoctions, les boissons orangées qu’il prépare pour les goûteurs qui font confiance à ses qualités d’alchimiste empirique.
Pascal n’a pas de blog personnel mais intervient assez régulièrement sur des forums de poésie.

 

Ses romans :

 

 

 

 

 

 

 

Type : Recueil

Genre : Poème

Résumé :

Recueil de soixante textes… libres.
Évocation des jungles multiples, d’ici, d’ailleurs ou d’en soi-même.

 

Extrait :

J’avais faim.
C’est quand j’ai attaqué
le chat à la fourchette
que les choses se sont envenimées.
 
Mère la guerrière,
de sur son destrier,
disait que Non! ça ne se fait pas!
que j’étais un méchant garçon!
Alors je l’ai mordu,
j’avais faim.
 
Me soulevant de terre par une oreille
Elle me dit, pas de repas, faim ou pas faim
Tu es puni va au placard!
 
La porte à peine refermée
les yeux des murs se sont allumés
j’ai vu les langues humecter leurs canines acérées,
ils se sont mis à grogner,
à claquer des dents
et leurs truffes m’ont parcourues tout entier.
 
J’avais toujours ma fourchette d’affamé,
alors quand ils se sont approchés
je ne me suis pas laissé faire
deux coups de savate, trois moulinets
ils se sont égaillés en glapissant comme des souris blanches.
 
De son rocking chair,
le père tendait une cuisse de maman rôtie,
lui savait tout de la vraie faim.
 
 
(page 44)

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