Fond Didier

Nom : Fond

Prénom : Didier

Lieu de résidence : Lyon (France)

Blog/site : http://fonddetiroir.hautetfort.com/

Biographie :

« Tiens ! Regarde cette vitrine ! Un auteur que je ne connais pas ! Didier Fond… Ca te dit quelque chose, à toi ?

– Mais oui. Je le connais. Et même assez bien. Il écrit des romans.

– « Des » ? Pour le moment, j’ai l’impression qu’il n’y en a qu’un d’édité…

– Edité, certes. Mais écrit, non. Les tiroirs de son bureau débordent de manuscrits. C’est te dire…

– Et alors, qui est-il exactement, cet auteur méconnu ?

– D’abord, il est Français. Bon, ce n’est peut-être pas une référence. Et c’est un Lyonnais.

– Il accumule les handicaps, le pauvre…

– … Qui pour lui n’en sont pas. Lyon, c’est sa ville natale et il y a pratiquement toujours vécu. Alors autant te dire qu’il en est très fier.

– Et que fait-il, dans le civil ? J’imagine qu’il ne vit pas de sa plume.

– Etant donné que Grand-père va mourir est son premier roman édité, il ne risque pas, en effet, de vivre de ses droits d’auteur. Il est professeur de lettres dans un lycée de Lyon.

– C’est redoutable, ça. A sa place, j’appréhenderais la réaction de mes pairs.

– Honnêtement, je ne crois pas que ça l’inquiète beaucoup. Au contraire. Il est assez curieux d’entendre leurs critiques.

– Et maso, en plus ! Il doit être assez jeune pour être aussi inconscient.

– Ca dépend à quel moment, pour toi, on cesse d’être jeune. Il est né en 1955, trouve son âge. Et fais attention aux retenues.

– C’est trop difficile pour moi. Mais puisque tu le connais si bien, tu dois pouvoir compléter le portrait. A part enseigner (le pauvre !) et écrire, a-t-il d’autres occupations ?

– Et bien… Oui. Il aime beaucoup la littérature, l’opéra et les cochons ; je parle bien sûr des animaux de la ferme et non des autres espèces. D’ailleurs, il rêve d’avoir une maison bien isolée, avec un grand terrain autour afin d’y élever plein d’animaux. A vrai dire, par moments, il donne l’impression d’aimer davantage la gente à quatre pattes que ses congénères à deux pattes. Mais c’est peut-être faux.

– Je vois. C’est le genre ours solitaire qui vous file des coups de griffe quand vous venez l’embêter.

– Un peu, oui. Mais il est quand même très sociable. Quand il en a envie, bien sûr. Ou qu’il y est obligé. Ajoute à cela qu’il peut être très entêté et parfois soupe au lait.

– L’entêtement n’est pas forcément un défaut. Surtout lorsqu’on peut substituer à ce terme celui de « persévérance ». La preuve : il a réussi à se faire éditer…

– C’est vrai. Et c’est d’autant plus méritoire que la patience n’est pas du tout son fort. Mais son expérience avec Chloé des Lys l’a bien obligé à le devenir, patient. Cela ne lui a pas fait de mal, je suppose. Alors, tu l’achètes son bouquin, oui ou non ?

– Range ton révolver. Oui, oui, je vais rentrer dans cette librairie… »

 

 

Ses romans :

 

 

 

 

Type : Roman

Genre : Drame

 

Résumé :

Alex a tout pour être heureux : écrivain à succès, il mène une vie agréable, même si, sur le plan conjugal, son mariage est un échec. Et pourtant, un mauvais pressentiment l’agite : quelque chose va venir troubler cette quiétude dont il n’arrive plus à savourer la douceur. Un soir, le téléphone sonne ; et il suffit de trois mots, prononcés par son frère, pour tout faire basculer : « Grand-père va mourir ».

Contraint de regagner la Sicile, son pays natal, Alex va devoir retrouver ceux qu’il avait fuis vingt ans auparavant, affronter le souvenir du terrible secret qui pèse sur sa famille et assumer les conséquences de ses propres actes qu’il avait cru pouvoir occulter en se réfugiant en France.

Au-delà de la quête de la vérité, c’est surtout une quête de lui-même qui commence, à travers les méandres d’un passé douloureux qui n’en finit plus de ressurgir. Mais si la paix intérieure était à ce prix ?

 

Extrait :

 Alex était seul, avec ses fantômes.

Il sut presque immédiatement qu’il ne pourrait pas les apprivoiser. Surtout celui de l’adolescent qu’il avait été. Il allait se dresser contre lui, nuit après nuit, lui reprocher d’avoir, par peur ou par désespoir, renoncé à ce qui aurait pu être le bonheur. « Je voulais vivre, murmura-t-il à voix haute. Es-tu capable de comprendre cela ? » Il lui sembla entendre un écho étrange, à mi-chemin du rire et du sanglot, comme si son double se moquait de lui. Vivre. Qu’est-ce que cela signifiait ? Qu’était devenu, entre ses doigts, ce futur incertain qui se dessinait alors dans l’aurore naissante dont les premières lueurs éclairaient faiblement la forteresse ? « Cherche le bonheur, tu ne le trouveras jamais. » Ce n’était plus la Comtessa Elena qui prononçait ces mots terribles. C’était l’autre, celui qui l’attendait depuis vingt ans, cloîtré dans cette chambre à l’odeur de moisi, malgré la présence d’un bouquet de fleurs sur la table de chevet.

 

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