Greiner Frank

Nom : Greiner

Prénom : Frank

Lieu de résidence : Neuilly-sur-Marne (France)

Blog/site : pas de site.

 

Biographie :

Frank GREINER, professeur de littérature française à l’Université Charles de Gaulle – Lille 3, est l’auteur de plusieurs essais et articles portant sur la littérature romanesque, et sur l’histoire des courants ésotériques. En parallèle de ses activités d’enseignant et de chercheur, il écrit des récits de fiction où se marient le réalisme et la séduction de l’étrange.

Ses romans :

 

 

 

 

 

 

 

Type : Recueil

Genre : Nouvelles.

Résumé :

Doubles Dames est un recueil en deux volets : deux récits dont les figures féminines sont au cœur d’un mystère éprouvant. Le narrateur d’Alejandra rencontre une jeune femme qui lui en rappelle une autre et le conduit peu à peu à revenir sur un épisode crucial de son enfance. L’amour se fait ici l’instrument d’un retour en arrière, vers le passé où se trouve tout à la fois la révélation d’un drame sinistre, mais aussi le point de départ d’une possible rédemption. Romance scam conte une histoire d’amour par internet entre une jeune Russe habitant la Sibérie et un quinquagénaire parisien à la dérive. Leurs échanges conduisent peu à peu celui-ci à enquêter sur l’identité de sa correspondante – là encore une énigme : qui est-elle ? Lui dit-elle la vérité ou n’est-elle finalement qu’une apparence truquée?

Extrait :

 Une ville du Nord grise et ventée. Octobre. Il pleut des cordes. J’entre dans un café face à la gare. Mon train part dans une heure. D’elle je n’ai aperçu d’abord que ce livre sur une table. Pourquoi mon regard s’est-il posé tout de suite sur la jaquette de papier glacé ? Quel détail a ac-croché mes yeux ? Je ne le sais plus, mais je me rappelle avoir été frappé par le titre : L’amour dans un pays froid. J’ai cherché machinalement à retrouver le nom de l’auteur. Je l’ai appris bien plus tard, il s’agissait d’un roman anglais de Nancy Mitford. Peu importe, au reste : au moment où j’ai vu ces quelques mots pour la première fois j’aurais dû comprendre qu’ils ne formaient pas un titre, pas même une allusion littéraire, mais une phrase, un avertissement obscur dont je saisis seulement à présent toute la portée.
Mais il est trop tard pour se lever, partir, elle est déjà là, juste à deux ou trois mètres assise devant une tasse de café fumante. Un pantalon fuseau, un anorak doré dans lequel elle se tient très droit avec la pose d’une danseuse classique. Moins l’air d’une femme que d’un mannequin, me suis-je dit immédiatement, et je me suis souvenu alors d’une réflexion d’un vieux prof de philo : « les mannequins sont des femmes biologiquement impossibles. » C’était au-trefois, lors de ma vie d’étudiant. Personne n’avait osé dans l’amphi lui poser la question de savoir exactement ce qu’il entendait par là : « biologiquement impossible ». J’imagine qu’il voulait nous suggérer que la beauté parfaite n’est pas compatible avec la vie. Est-ce qu’il faudrait pour autant se condamner à rêver seulement sur les pas trop belles et n’épouser que des génitrices : futures mères de famille assez satisfaisantes pour le regard et aptes surtout pour le ménage et les enfants ? Ou est-ce que ce prof de philo, qui n’était pas simplement vieux jeu, pensait à autre chose ? 

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