Groenecke Nadine

Nom : Groenecke  

Prénom : Nadine

Lieu de résidence : Verdun (France)

Blog/site : http://nadinegroenecke-auteur.over-blog.com

 

 

Biographie :

Je suis née le 29 septembre 1963 dans l’ouest de la France, à Le Mazeau, petit village niché au coeur du Marais poitevin. En 1984, je quitte la Vendée pour rejoindre mon futur mari, alors militaire à Etain dans la Meuse et, en septembre, j’obtiens un poste d’enseignante en gestion administrative au lycée de la Doctrine Chrétienne à Verdun (aujourd’hui lycée Sainte Anne). Mon premier fils naît dans la « Cité de la Paix » en 1988. Après un séjour de trois ans en Allemagne, à Friedrichshafen, retour à Verdun en 1992 où je réintègre mon poste d’enseignante l’année suivante, le temps de mettre au monde mon deuxième fils. C’est en 2004 que je m’essaie à l’écriture, le virus ne m’a plus quittée depuis ; je signe mon premier contrat quatre ans plus tard avec les éditions belges Chloé des Lys.

Ses romans :

 

 

 

 

Type : recueil

Genre : nouvelles

Résumé :

Cet ouvrage fait la part belle aux émotions. Les dix nouvelles qui le composent révèlent toute la sensibilité de l’auteur dans un style vif et alerte. Elles rendent compte d’événements qui peuvent bouleverser tout un chacun car nous sommes tous victimes de ces sentiments qui nous envahissent sans crier gare et qui jalonnent notre existence, de ce trop-plein d’émotions qui nous submerge parfois. Impossible donc pour le lecteur de ne pas s’identifier à l’un ou l’autre des personnages de ce livre.

Au fil des pages, vous rencontrerez une petite fille inquiète face à la maladie de sa grand-mère, une jeune femme prête à tout pour conquérir le cœur d’un homme, une enseignante qui s’efforce de motiver ses élèves… Des histoires surprenantes, parfois drôles et souvent cruelles, comme peut l’être la vie.

Extrait :

C’était sans doute le lendemain, le repas était à peine commencé et, en voyant les crabes rouge cramoisi dans le plat posé devant moi, j’ai proféré : « Nathalie, à l’école, m’a dit que le cancer, c’était un crabe qui grignotait le corps ! ». Silence pesant. J’ai regardé Maman qui affichait un air embarrassé puis Mémé qui s’est contentée d’esquisser un sourire. Papa et Pépé avaient le nez plongé dans leur assiette. Une chape de plomb s’était soudainement abattue sur le déjeuner familial et j’avais la désagréable sensation d’en être responsable. Pourquoi donc ne daignait-on pas me répondre ? En quoi mes propos justifiaient-ils un tel silence angoissant ? J’aurais bien aimé en savoir plus sur cette « histoire de cancer » mais, comme tout enfant qui saisit intuitivement l’existence d’un problème, j’ai respecté le mutisme général et contenu ma curiosité de petite fille. Puis, désireuse de fuir au plus vite le malaise ambiant, je me suis décidée à m’emparer d’un crustacé. Après lui avoir brisé une patte, j’ai aspiré goulûment sa chair sucrée. Et, me gardant bien de parler cette fois, j’ai ruminé in petto : « C’est moi qui le grignote, pas lui. Nathalie dit n’importe quoi ! ».

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :