Jarret-Musso Anne-Marie

Nom : Jarret-Musso

Prénom : Anne-Marie

Lieu de résidence : Albertville (France)

 

 

 

 

 

 

 

 

Blog/site : http://sites.google.com/site/annemariejarretmusso/

 

Biographie :

Née à Marseille en 1957, Anne-Marie Jarret-Musso a grandi dans une famille modeste, mais riche d’enseignements. Petite fille, un de ses rêves était d’écrire un jour, mais le tourbillon de la vie en a voulu autrement.
Aujourd’hui rattrapée par son vieux rêve d’enfant, nous la retrouvons près d’Albertville où elle réside depuis 34 ans. Heureuse, elle nous livre ici, sans prétention et pour le plaisir, sa première œuvre qui est le fruit de ses réflexions sur la vie  illustrés au travers de contes philosophiques.

 

Ses romans :

 

 

 

 

 

 

 

Type : Recueil

Genre : Nouvelles

 

 Résumé :

Ouvrez ce recueil et vous y trouverez dans la première partie quatre contes philosophiques constitués de personnages qui ont comme seul fil conducteur la quête du bonheur.

Fata, la drôle de fée leur indiquera à sa manière le chemin jalonné de pièges. Seuls ceux qui les auront surmontés y parviendront.

La deuxième partie contient 2 récits inspirés de faits réels qui ont chacun leur particularité, mais ne dévoilons rien.

L’ensemble de ce recueil étant accessible à tout public, on pourra y voir deux aspects d’interprétation.

Les enfants retiendront des histoires extraordinaires rassemblant des personnages attachants orchestrés par Fata la drôle de fée.

Quant à vous chers lecteurs :  

A travers la simplicité de ces textes, vous pourrez lire en filigrane mes réflexions sur la vie.

Un peu comme des messages mis dans des bouteilles jetées à la mer, puissiez-vous les retrouver ?

A lire et à méditer.

De 7 à 77 ans.

 

Extrait :

  Dans une contrée voisine vivait paisiblement un peuple en harmonie avec son environnement. Toutes les classes de la société y étaient représentées mais la plupart travaillaient dans la fabrique de biscuits implantée près du village depuis dix ans.

Un matin, un étrange magasin s’installa, à la devanture clinquante et à l’enseigne scintillante qui arborait des lettres de toutes les couleurs :

« Marchand de bonheurs »,

tel était son nom. Aussitôt tous les villageois s’y ruèrent…

 

Dès qu’on pénétrait dans cet antre singulier, on y trouvait une jeune fille, coiffée d’une longue chevelure brune, à l’allure d’une fée. Non loin d’elle, posé sur une étagère, on devinait un bâton qui ressemblait à une baguette, avec à son bout quelque chose qui rappelait une étoile.

Derrière elle, un immense mur martelé de deux rangées de portes se dressait majestueusement. A chaque extrémité, un escalier grimpait jusqu’à une coursive divisant le mur en deux étages, de telle sorte que l’on pouvait monter d’un côté et descendre de l’autre, facilitant ainsi le flux des visiteurs. Sur chaque porte figurait le nom de l’objet désiré et chacune d’elle représentait sa valeur.

De cette façon, sur les portes recouvertes de bronze, on pouvait lire « téléphone portable » « vélo » ou « téléviseur ». Sur les portes argentées, on lisait « séjour hôtel » « ordinateur » ou « moto ». Sur les portes dorées à l’or fin était gravé « voiture » « cuisine intégrée » ou « voyage » etc etc.

La jeune fille accueillit la clientèle avec un large sourire et lança d’une voix claire et distincte :

— Approchez mes amis. Pour dix euros seulement, vous pouvez acquérir l’objet de vos rêves en franchissant l’une de ces portes. Mais attention, faites-en bon usage. Vous ne pourrez revenir que deux fois, si vous n’obtenez pas satisfaction.

Elle prit le bâton et désigna d’un mouvement de bras gracieux l’ensemble du mur.

Soudain, face au comptoir une longue file d’attente se forma. Les uns plongèrent leurs mains dans les poches de pantalon pour en retirer un billet ou des pièces, les autres s’adressèrent à leurs voisins pour solliciter une avance et tous prirent leur mal en patience car cela valait vraiment la peine d’attendre.

Bien évidemment, les portes dorées à l’or fin étaient les plus convoitées.

Celles en argent attiraient déjà bien moins de monde, quant à celles en bronze, seuls les moins intéressés ou les plus pressés osaient les franchir, sachant qu’ils pourraient revenir plus tard pour les meilleurs gains.

Dès que la foule eut franchi toutes les portes, Fata la jeune fille compta avec un léger sourire l’argent de la recette, verrouilla sa caisse, ferma la boutique, et rentra chez elle la conscience tranquille. Le lendemain, elle ne revint pas, sachant pertinemment que personne ne remettrait les pieds dans son magasin avant trois jours, car il n’est pas facile d’avouer son insatisfaction. « Après tout pour dix euros, on ne va pas se plaindre » entendit-elle dans la foule.

 

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