Livyns Frédéric (Kiss Huige)

Nom : Livyns

Prénom : Frédéric

Lieu de résidence : Estaimpuis (Belgique)

 

Blog/site : http://phero.e-monsite.com/

 http:/entrez-lelivre.e-monsite.com/

Biographie :

Frédéric Livyns est né le 02 juin 1970 à Tournai (Belgique). Dès son plus jeune âge, il est attiré par la littérature fantastique et d’anticipation. Au fur et à mesure de ses écrits, il prend plaisir à mélanger les genres. Il est l’auteur de trois romans auprès des éditions Chloé des Lys sous le pseudonyme de Kiss Huige: Phero Nexafreuse (chronique sombre et désespérée), Matriarcat (roman noir)et Résurgence (roman fantastique).
Il publiera également un recueil de poésie nommé D’échéance de soi sous le pseudonyme de Joshua Zell auprès des éditions Le Manuscrit.
Il est également publié auprès des éditions Edilivre sous son véritable nom. Il y a actuellement sorti Catharsis (roman noir fantastique) et Entrez… (recueil de nouvelles fantastiques)
Plusieurs de ses nouvelles ont été éditées par divers sites et revues et il a collaboré au recueil collectif de poésie pour l’association « Les yeux d’Emilie »
Il collabore actuellement avec une graphiste dans le cadre de contes pour enfants en parallèle de la rédaction et correction de plusieurs romans et nouvelles.

 

Ses romans :

 

 

Type : roman

Genre : fantastique/horreur

 

Résumés :

Phero Nexafreuse
Phero est un homme ayant perdu le goût de tout. Interné après une vaine tentative de suicide, il est touché par la grâce de l’amour. En voulant poursuivre ce rêve, il devra affronter ses plus intimes démons. Confondant univers onirique et réel, il tanguera entre la raison et la folie avant de trouver l’échappatoire à ses tourments. Ce premier roman de Kiss Huige nous convie à une angoissante introspection. A la suite de ce héros à la vie délurée, on oscille constamment entre la souffrance et la peur, la révolte et la résignation, pour découvrir finalement que ce qui semble être la fin ne fait en réalité que nous renvoyer au point de départ.
Ouvrez cet ouvrage et plongez la tête la première dans la boite de Pandore…
 
 
Matriarcat
Univers oppressant fait de faux-semblants. Dans un monde d’apparence banale, nous assistons à la dissolution irrémédiable des convictions les plus profondes de l’héroïne. Par là même, nos certitudes en ressortent ébranlées. Une question majeure est posée: si la vie que nous vivons n’était pas ce qu’elle semble? Si, par inadvertance, nous découvrions la vérité sur ceux qui nous entoure? Sur nous mêmes? C’est ce que Matriarcat vous propose de vivre. Bien que purement fictive, cette histoire tire sa puissance du quotidien. Elle le déforme jusqu’à lui rendre son véritable visage: maladif, cruel et hypocrite. Incontestablement humain. Un roman noir au style incisif.
 
Résurgence
Lorsque les membres de la famille Deltend emménagent dans leur nouveau domicile, ils sont à mille lieues d’imaginer qu’il fut le théâtre d’un sombre drame bien des années auparavant. Le pasé semble ressurgir: des bruits sourds retentissent dans les murs, une présence oppressante rôde, …
Les insinuations des villageois comme quoi la maison est malsaine semblent se vérifier. La folie suinte des vieux murs et prend peu à peu possession des nouveaux occupants.

 

Extrait :

Monde mort. Dénué d’âme. D’âme qui vive car si ce monde en a une, elle est aussi désolée que la facette qu’il montre. Mais la montre-t-il parce qu’il la possède ou est-il en sa possession parce qu’il l’expose aux regards de l’intrus qui a franchi les limites de son univers matériel?
 
Rues désolées. Bâtiments délabrés. Zone aussi dévastée que le cœur de Phéro.
 
Suis-je mort? pense-t-il. Il jette autour de lui un regard désappointé; ce monde figé dans lequel il évolue le trouble plus qu’il ne l’effraie. Désabusé, il avance le long des avenues vides et silencieuses. Ce silence qui règne en maître incontesté sur ce royaume, sur cette nécropole. Car bien que nul corps, qu’il soit humain ou animal, ne soit visible, Phéro pressent que ce qui est arrivé est pire que le plus cruel des holocaustes, le plus insensé des génocides.Aussi déserte qu’avant la venue de l’homme, songe Phéro.
 
Mais la Terre était peuplée d’une myriade de créatures avant l’apparition de cet être qui n’a d’humain que le nom et dont la bêtise inhérente à son espèce n’a d’égal que son égo aussi démesuré que la vanité dont il fait preuve à chaque instant de sa vie. Cet homme qui, pensant créer n’arrive qu’à détruire. Il est victime de son intelligence, qu’il juge inégalable mais qui est frappée d’une malédiction: quel que soit le but de ses créations, elles finiront toutes par engendrer sous une forme ou une autre la destruction.
 
Vision de cauchemar. Toute la solitude que Phéro ressentait en étant entouré prend ici et maintenant toute son amplitude, le plongeant en plein désarroi.
 
Il n’en revient pas. Ce spectacle désolé et révoltant serait-il à son image actuelle? Non point son image extérieure, de cela il se moque éperdumment, mais le reflet des tréfonds de son « moi ». Cette essence profonde qu’il a tant cherché à détruire, ne lui trouvant plus de raisons d’exister? Est-ce que ce qui l’entoure est une vision de la mort? De sa vie?
 
De mon esprit plutôt. Cet esprit autrefois vif et gai se reflétant sur son visage jadis avenant mais qui, maintenant, s’est transformé en un masque douloureux ou impassible selon les circonstances depuis que son être a été déchiré en une infinité de particules aux terminaisons nerveuses constamment mises à vif, désormais condamné à une souffrance éternelle, voué à une agonie aussi longue que le train du Temps et qui ne peut trouver sa finalité, son accomplissement, que dans le Néant, l’Apocalypse.
 
Phéro a un sourire acide. Encore un terme religieux, pense-t-il. Un de plus. Chapitre final de la Bible. Ce grand livre d’Amour et de Vie, de Tolérance et de Foi. Mais aussi et principalement grand recueil de la souffrance humaine qui, à l’instar de son Dieu, s’achève dans une mer de sang, de feu et de hurlements dont la résultante se trouve ici sous ses yeux.
 
Où sont les élus? Y en a-t-il seulement eu? Comment pourrait-on élire des humains? Cette espèce vivant plus pour son bien-être que pour celui des autres. Cette engeance apportant plus de désolation et de mort que de réconfort et de vie. Ce fléau consumé par la haine et le pouvoir à tous les étages de son être abject, révulsant.
 
A moins que je ne fasse fausse route? Ce monde n’est-il pas uniquement le reflet de mes défuntes aspirations, de mes espoirs irradiés par l’indifférence des autres? Cauchemardesque kaléidoscope généré inconsciemment par un cerveau gangrené par le désespoir? Soudain, il prit peur. Une peur aussi incompréhensible qu’incontrôlable. Inexpliquée. Quelque chose de terrible était arrivé qu’il ne voyait pas mais qu’il ressentait en son fors intérieur. Quelque chose d’inéluctable, d’irrémédiable. Affolé, il prit la fuite.
 
Quelle fuite? Comment pouvait-il fuir? Il ne savait pas ce qu’il fuyait ni où aller.

extrait du roman Phero Nexafreuse

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