Marchal Christel

Nom : Marchal

Prénom : Christel

Lieu de résidence : Bruxelles (Belgique)

Blog/site : http://lelabodesmots.blogspot.com

 

Biographie :

Je suis née un beau matin d’octobre, il y a quelques années ou peut-être est-ce quelques mois ? Une certitude, c’était dans les vallons ardennais.
 
J’étais une petite fille calme, aimant feuilleter les livres sans encore savoir lire.
 
J’étais une petite fille bavarde et raconter des récits drôle, triste, vrai, tendre… était ma tasse de thé. Mon bonheur et les bonnes heures de mon enfance. D’ailleurs, ma grand-mère me regardant conter mes pensées imaginaires à ma poupée pensait qu’un jour, je raconterais des histoires. Ma poupée s’appelait Clothilde et l’une de ses jambes était cassée.
Une longue scarlatine m’a plongée dans le monde du dessin pour tuer l’temps, comme on dit ! Tuer l’temps en reproduisant les photos familiales, en croquant les paysages que je regardais au travers les fenêtres de mon isolement.
 
Le moment de choisir la voie de mon avenir est arrivé, comme ça, sans crier gare ! Dieu que les années filent.
Un diplôme d’Education spécialisée en poche, j’entrais dans le monde fermé du polyhandicap. Un monde caché à l’abri des regards.
De taches de peinture en techniques adaptées, un atelier d’Art s’est installé au sein du Centre où j’ai déposé mes valises.
« Vivre, c’est s’exposer ! »
Petits et grands, nous allions tous vivre, enfin vivre et un soir de décembre, nous avons convié amis, familles, personnalités,… à notre exposition ! Une vraie ! Une grande exposition pour de vrai et comme des vrais artistes !
Nous ne pouvions tourner la page de ce moment délicieux sans laisser une petite trace écrite de notre exposition : La main, la trace, l’empreinte.
Je pris donc la plume et tombais dans l’encrier.
Le fabuleux pari de l’Oiseau bleu a vu le jour un matin d’été… Le fabuleux pari d’enfants extraordinaires. Un pari à destination de leur famille et amis !
 
Je tombais dans l’encrier et n’en suis depuis lors plus sortie…
Je découvris très vite le monde des ateliers d’écriture, j’y croisais l’un ou l’autre auteur belge, j’y racontais des histoires, mes histoires imaginaires, inscrites dans la vie.
De fils en aiguilles, En quête de sens, un micro-roman devenu un roman s’est habillé d’illustrations. Je retrouve donc mes passions de petite fille : raconter des histoires et dessiner !
 
Actuellement, vous trouverez :
– Sur ma table de chevet, Le crépuscule d’une idole de Michel Onfray.
– Dans mon lecteur CD, l’Intégrale de Jacques Brel… Les disques s’amusent à tour de rôle bien entendu.
– Dans mon lecteur DVD, Le Roi danse.
– Sur mon bureau, un mélange de pastels, de pinceaux, d’encre, de feuilles… Ce qui nourrit mes pensées et ma créativité.
 
Avant de vous quitter, un dernier mot.
Il faut être l’artisan de ses propres rêves !

 

Ses romans :

 

 

 

 

 

 

Type : Roman.

Genre : Autre.

 

Résumé :

En quatrième de couverture, nous pouvons y lire :
 
– Madame ! Vous ne pouvez pas emmener Agathe !
Louise glisse la main de l’enfant dans la sienne. Et telle une ombre rejoint sa voiture jaune.
– Madame ! Je préviens la police ! Agathe a besoin de soins !
Un petit nuage blanc et les voici sur les grands chemins de la vie.
Un petit nuage gris. La voiture tousse.
Un petit nuage noir. La voiture les abandonne dans la ville.
Léo suit les traces de l’enfant et sa mère. En râlant.
– A dix jours des vacances ! Courir après une gamine débile et sa mère suicidaire !
Agathe dessine.
Les visages qu’elle croise sur les murs des stations de métro.
Les arbres et les fleurs qui habillent ces stations de métro.
Sainte-Catherine. Tomberg. Les mains unies de Lemonnier,…
Agathe dessine.
Les statues qui veillent sur Bruxelles.
Léo parviendra-t-il à les retrouver avant que Louise, désespérée, ne se serve de l’arme achetée chez un armurier ?
 
En quête de sens est donc une course poursuite entre Léo, flic grincheux et Louise ayant enlevé d’un hôpital psychiatrique, Agathe, sa fille.
Agathe, petite plume emportée dans le vent, dessine et tel un jeu de piste guide Léo sur sa trace au fil des indices qu’elle sème. Une poésie de couleurs et de douceurs, un voyage au cœur de ce qui nous rend humain.

 

Extrait :
 – Madame, nous avons tout essayé « sur » votre fille.
La kinésithérapie, la logopédie, l’ergothérapie, la psychothérapie, la psychiatrie avec pilules et sans pilules, l’antipsychiatrie.
La vannerie, la poterie, la…
 
Par la vitre grise et sale, mon regard perdu se pose, petite plume dans le vent, sur Agathe.
 
Agathe dévisage le mur de sa triste prison aux fenêtres obscures et aux couloirs trop longs.
Agathe, ses yeux enfantins malgré le temps qui passe, joue avec ses mains. Elle les tourne sans jamais s’épuiser. En gestes cadencés.
Agathe balance ses pieds, son corps de poupée, sur le banc du couloir. Gris et sale. Elle joue avec ses lacets noirs, un pauvre sourire perché sur le coin de son cœur.
Les lacets noirs.
La lumière du matin.
Une ficelle de satin.
L’étiquette de son pantin.
 
– Madame, nous avons tout essayé.
L’expression libre et contrôlée. Le crépon et l’eau, et la terre.
Nous avons vraiment tout essayé…
– Monsieur ? Avez-vous essayé de lui ficher la paix ?
 
Par la vitre grise et sale, mon regard se pose, petite plume dans le vent, sur Agathe.
 
Agathe, dans la coquille de pierre où tu t’es enclose, trouverons-nous la faille, la fêlure esquissée ?
Agathe, pas à pas saurons-nous, au noir de tes nuits, nous glisser mot à mot pour ne pas te briser ?
Agathe, pour abattre les murs de ta prison, je me prends à rêver. S’il suffisait d’aimer !
 
Je vais t’aimer Agathe.
Je vais t’aimer au-delà de l’horizon, des ailes des moulins, des murmures des ruisseaux.
Je vais t’aimer sur ta planète bleue comme une orange, où tu rythmes le temps avec tes pinceaux de couleurs. Petites secondes colorées.
Tes rouges.
Tes verts.
Tes jaunes.
Tes bleus. A l’âme. Au cœur.
Tes pinceaux et tes mots. Tes maux. Agathe.
 
– Madame, votre fille est autiste.
 
Par la vitre grise et sale, mon regard se pose, petite plume dans le vent, sur Agathe.
 
Je tente d’étouffer un rire silencieux.
Je suis tétanisée par cette force qui me domine. Cet éclair supérieur à mes espoirs de guérison et de compréhension de l’âme humaine.
Cette vie que j’ai donnée me laisse face à un vide insondable.
Un rire nerveux murmure.
Agathe, ma petite plume égarée.
 
Autiste. L’étiquette est collée. La sentence est tombée. Droite et raide, condamnée à l’échafaud.
Agathe. Autiste.
Agathe, livide, capte mes yeux de son éclat de lumière.
Sa ficelle de satin.
Ses lacets noirs.
L’étiquette de son pantin.
Et la sarabande des pinceaux.
Et la polka des couleurs.
Agathe, artiste de ta vie. L’idée qu’il suffit de changer une lettre, le ‘u’ en ‘r’ pour passer de l’un à l’autre me semble être la clé.
La clé pour m’inviter dans ce monde où Agathe s’enlise. Marécages vivants d’une âme en mouvements.
 
– Madame, je vous conseille de chercher une institution spé…
– Non ! Non, mon enfant n’est pas brisé ! Bon à jeter.
– Madame, il n’y a pas d’espoir.
– Non ! Non, mon enfant ne sera pas parqué. Mon enfant n’est pas parquable.
– Madame…
– Autisme ? Crimes et châtiments selon vous ?
Non !
 
Derrière moi, la vitre grise et sale. Mon regard se pose sur Agathe, ma petite plume égarée dans ce monde trop grand pour elle.
 
Agathe, ce que ta voix ne peut exprimer, tu nous le dis avec tes mains.
La danse de tes doigts ressemble toujours à un cri.
Agathe, mon regard bienveillant, mes yeux de maman seront le baume de ton âme estropiée.
 
Mon regard se pose sur Agathe.
Ses grands yeux, couleur terre, sourient.
Sa petite main s’accroche. Cette proximité. La confiance. Esquisse embryonnaire aux parfums de tendresse.
 
Nos pas, rescapés solitaires, résonnent dans le long couloir gris et sale.
Nos pas, aventuriers solidaires, se glissent dans un monde de couleurs.
 
Le parking des longs couloirs gris et sales. Il pleut.
A quels jeux jouent les perles de pluie avec le soleil ? L’arc, lumineux, magie de la couleur, s’immisce à l’ombre des nuages sombres.
Le rouge se marie à l’orange.
L’orange s’allie au jaune.
Le jaune s’unit au vert.
Le vert tend la main au bleu.
Le bleu se noie dans l’indigo.
L’indigo explose en violet.
Et Agathe joue avec son lacet noir.
La lumière du matin.
La ficelle de satin.
L’étiquette de son pantin.
 
Quels secrets sont scellés par tes lèvres Agathe ? Fantômes, blancs, d’un placard que tu n’ouvriras pas.
Quels horizons sont fermés à tes paupières Agathe ? Univers parallèle, noir, que nous ne connaîtrons pas.
Quel désespoir se fige au vif de ton cœur Agathe ? Douleur indescriptible, grise, qui ne se dira pas.
Peut-être bien serrées dans ta paume, des graines de soleil attendent d’éclore.
Peut-être parfois derrière tes cils naissent des arcs-en-ciel, des aurores radieuses. Et un arpent de bleu s’étoile pour toi Agathe, d’astres fantasmatiques que nos yeux ignorent.
 
Qui es-tu ma petite plume perdue dans le vent, gris et sale, de ce matin brumeux

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :