Van den Hove Yaël (Vent des Hoves)

Nom : Van den Hove

Prénom : Yaël

Lieu de résidence : Auderghem (Belgique)

Blog/site : http://www.ricochet-jeunes.org/illustrateurs/recherche/4182-yael-vent-des-hove

Biographie :

Institutrice primaire, Auteure et illustratrice jeunesse, issue de la Haute école des beaux-arts de Belgique. (10 albums pour tout petits publiés dans différentes maisons d’éditions belges).
Belge, Maman. Sept enfants. Elle se lance depuis peu, dans la fabuleuse aventure de l’édition en créant avec Véronique Massard les Éditions du Vadrouilleur où elle élabore des carnets de voyage interactif pour les enfants.
Son parcours est jalonné de pavés et d’expériences colorées au sein de toutes les générations. Elle donne cours de GSM aux personnes âgées, joue avec la matière avec les petits, crée un géant pour un carnaval ou encore, un dessin animé pour un spectacle.
Globe-trotteuse convaincue, elle entraîne sa famille au large des sentiers battus pour découvrir les histoires qui se cachent derrière chaque personne. La passion des histoires c’est la passion de l’humain, et la passion de l’humain ça se transmet de génération en génération, par l’histoire, par l’expérience, par le livre.

Ses romans :

 

 

 

 

 

Type : Roman

Genre : Thriller/policier

Résumé :

De hauts murs surmontés de barbelés protègent l’intimité du domaine, des regards indiscrets. À moins qu’ils ne soient là que pour priver les habitants de liberté. Camille s’en fout. Elle a parié sur cette solution pour survivre et sauver ses petits. Les mains sur la barrière, mâchoires serrées, yeux plissés, elle contemple le décor dans lequel désormais, ils vivront. C’est un immense décor de cinéma. Ils seront boulangers, vivront parmi une centaine de figurants tous issus de n’importe où. Ils pratiqueront un métier imposé, pourvu qu’on ne leur demande rien sur leur passé.
Camille pense au passé, à ses trois grands enfants qu’elle a laissés à Paris et qui les croiront morts, d’ici deux jours. Elle imagine leur peine, ça lui fait mal, très mal.
Bien sûr, il y a le message qu’elle a glissé à l’insu de tous, sous la latte de plancher d’une des chambres, mais c’est tellement illusoire ! Peut-être dans vingt ans, l’un des grands tombera sur cet ultime bouteille à la mer. Ne serait-ce pas, alors bien plus éprouvant pour celui qui la retrouve ?
Camille tourne la tête vers une des caméras de surveillance. Elle a un sourire amer, être filmée nuit et jour pour ne plus exister, où est la logique de tout ça ?
Extrait: L’action se déroule dans une Europe occupée par des intégristes catholiques qui au fur et à mesure des années ont pris insidieusement le pouvoir.
En revenant de l’école, Simiane, une fillette de huit ans, assiste à l’assassinat d’un cardinal. Elle est laissée pour morte sur le bord de la route. Après six mois de coma, elle revient à la vie en gardant de son « accident » une alogie et un léger déhanchement.
Camille et Hugues Varnas, les parents de la petite décident de se laisser disparaître pour sauver Simiane et son frère d’accidents prémédités. Ils se réfugient dans un gigantesque décor de cinéma, où ils se font engager comme figurants-boulangers.
Les trois aînés de la fratrie ignorant le carcan qui était en train de s’abattre sur les plus jeunes, les croient décédés dans un accident de la route. Très vite, ils s’apercevront que la mort annoncée par les gendarmes n’est qu’une façade, et n’auront, dès lors, de cesse de les retrouver.

 Extrait :

Quand Yohann ouvre la porte, elle sait qu’ils ont tué son frère. C’est Basile Nardolé, la mine affligée, et Martine, un mouchoir contre son nez, qui se trouvent devant elle. Une sourde colère gronde en elle.
– Monsieur ? demande-t-elle, glaciale.
– Puis-je entrer ? dit-il sur un ton grave, en inclinant légèrement la tête. Nous avons une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
– Non, claque-t-elle, cinglante.
La soutane en est légèrement surprise. Il avait prévu les mots pour le communiquer, assis sur le bord d’un fauteuil, le dos droit, digne. Il s’imaginait consolant la pauvre sœur effondrée, et ne manquerait pas de jouer avec quelques versets judicieusement placés dont il a le secret. Cette femme est plantée dans le sol, son corps est debout, entier, tendu. Elle est comme sa mère, décidée, le regard dur, sans aucune compassion pour Martine qui pleure à ses côtés.
– Bien, murmure-t-il. Je comprends.
– Vous comprenez quoi ?
L’homme se tait, toussote et commence :
– Voilà, votre frère Tanguy s’est tué hier d’une balle dans la tête, chez lui, dans son bureau. C’est un suicide.
– Je n’en crois rien, Monsieur.
– Je discerne votre difficulté à admettre l’inacceptable, Mademoiselle, reprend la soutane. Le décès d’un proche est toujours difficile à accepter.
– Décidément, vous ne captez rien du tout. Je suis sûre qu’il est mort, vous ne seriez pas là ! Je n’avale pas le suicide. Vous êtes tous les deux responsables de sa mort.
– Le suicide est indéniable, il faudra vous y faire, Mademoiselle. Cela pose un problème pour l’enterrement, vous n’êtes pas censée ignorer que se donner la mort est gravement puni par l’Église.
– Oh ! C’est gravement puni par l’Église ! répète Yohann, sarcastique. Mais quelle va être la sanction si on lui a déjà pris la vie ?
– Il ne pourra jamais passer les portes du paradis et sera condamné à errer dans les limbes. Aucun prêtre ne voudra célébrer d’eucharistie.
– De toute façon, il n’y a plus de curé en France. Il ne reste que des vautours façonnés d’une mimique hypocrite qui essaient de régir nos vies et maintenant nos morts. Quand bien même vous seriez Dieu sur terre, souvenez-vous qu’au-delà du trépas, la vie des autres vous échappe immanquablement. Je confie à Dieu le soin de juger les actes de Tanguy, Monsieur.
– On dit « Mon Père », intervint Martine d’une voix blanche.
– Mais Martine, lui réplique Yohann, compatissante. Ce n’est pas mon père, et il n’a rien d’un prêtre.
La robe noire est posée sur un poteau électrique. Aucun faux pli ne bouge, si ce n’est à la hauteur des poumons où elle se gonfle et se rétrécit à la vitesse d’un taureau prêt à foncer. Les souliers vernis ont de curieuses démangeaisons. Yohann laisse passer un temps. Nardolé la fixe fulminant. Elle reprend :
– D’après ce que je comprends, vous vous en lavez les mains ? Ce n’est pas un problème, il sera enterré avec nos amis musulmans.
– Quoi ? dit Martine, manquant de s’étouffer.
– Tu n’as plus voix au chapitre, Martine. Tu lui as retiré la vie, aie au moins la pudeur de lui laisser la mort.

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