Van Moer Christian

Nom : Van Moer

Prénom : Christian

Lieu de résidence : Tournai (Belgique)

Blog/site : http://christianvanmoer.skynetblogs.be

Biographie :

Licencié en philologie romane de l’Université Libre de Bruxelles, le Tournaisien Christian Van Moer a consacré sa vie professionnelle à l’enseignement du français. Il meuble désormais les loisirs de sa retraite par l’écriture et le bridge de compétition.

 

Ses romans :

 

 

Type : Recueil / Roman

 

Genre : Poésie / Policier / Drame.

 

 

Résumés :

Les Oiseaux Bleus (2005)


Un long poème épique, lyrique, et d’amour également, de facture classique qui aborde des thèmes brûlants : les crimes de guerre (la torture, les exécutions sommaires) et les crimes contre l’humanité (l’épuration ethnique, le génocide).

La Cerise (2006)


Un roman à suspense qui aborde également un des plus épineux problèmes du monde actuel : celui des dérives de la génétique.

La Belle Oubliance (2007)


Un roman qui, à partir d’un drame ayant pour cadre l’évacuation, la fuite éperdue des Belges et des Français du Nord devant les envahisseurs nazis en 1940, rouvre un vieux débat : l’amnésie, lorsqu’elle efface l’horreur de la mémoire et permet de vivre heureux, n’est-elle pas préférable à la satisfaction que peut apporter l’assouvissement d’une vengeance ?

 

La Seconde Chance de Corentin (2008)
Encore un roman, mais de facture plus moderne. Un suspense alimenté par la croyance en l’intervention de l’au-delà dans le destin des hommes.

 

Extrait :

Deux entrées de couloirs longs et sombres, côte à côte…

Celui de droite monte, en pente douce semble-t-il, vers une lumière éclatante… J’y suis ! Ce doit être   ce fameux passage vers l’au-delà. J’en ai lu des descriptions détaillées dans des récits de miraculés… Oui, j’en suis certain, c’est le tunnel que doivent franchir les trépassés pour accéder à l’Eternité. Mais je ne suis   pas encore mort, moi, et cette funeste perspective ne m’emballe plus : je sens qu’il y a mieux à faire.

Le second couloir descend, lui, vers cette lueur rougeâtre. Celui-là, c’est probablement le passage souterrain qui mène aux Enfers ! Seuls les héros osent s’y aventurer et sont capables d’en ressortir sains et saufs. Suis-je un héros ? Ai-je l’étoffe d’un Orphée pour affronter la Mort et tenter de lui reprendre mon Eurydice ? Je n’ai guère le choix cependant. Si je veux ramener ma chère Aude du séjour d’Hadès, je ne peux le faire que tant que je suis encore en vie, c’est évident. Et tout compte fait, qu’est-ce que j’ai à perdre ? Ma pitoyable carcasse ? La belle affaire !…

Allons, c’est dit ! Aude, ma chère âme, pour toi je serai Orphée !…

L’ectoplasme de Corentin s’engage hardiment dans le souterrain. A peine le jeune téméraire en a-t-il franchi le seuil, que la lueur du fond disparaît. Alors qu’il se demande comment il va bien pouvoir s’orienter dans l’obscurité devenue totale, il remarque qu’une vipère cornue, légèrement fluorescente, rampe à quelques pas devant lui. Insolite et inquiétante flèche directionnelle ! Il lui faut la suivre pourtant, car le retour en arrière lui est désormais interdit, les parois du tunnel disparaissant derrière lui pour ne laisser la place qu’au néant, au fur et à mesure de sa progression. La voie glauque et lugubre qui s’enfonce dans les entrailles telluriques est tortueuse et ses méandres sont nombreux. Mais la flèche finit par s’éteindre devant un étroit corridor, qui s’éclaire peu à peu d’une lumière ocre et blafarde. Une porte d’airain, basse, invisible jusqu’alors, s’ouvre sans bruit, livrant passage à trois nains difformes, monstrueux. Trois gnomes cynocéphales au regard féroce, à la tignasse hirsute, au torse nu, musclé, couvert de poils noirs drus et luisants ; courts sur pattes, mais sûrs de leur force physique. Ils crachent les mêmes paroles tous les trois en même temps, à l’unisson, sans variation de timbre ni de ton, et entraînent Corentin vers une sorte de long vestibule, à peine plus large que le couloir qui y mène, mais mieux éclairé…

 

La pente, en colimaçon à présent, assez raide, le conduit bientôt au seuil d’une nouvelle porte. Un portail de bronze massif, couvert de symboles ésotériques. A l’extérieur et à mi-hauteur des robustes montants, réparties par paires de chaque côté, quatre gueules noires, béantes, apparaissent ; quatre alvéoles profondes, cerclées chacune d’un métal différent. Sur la porte elle-même, gravées en lettres de feu, Corentin peut lire cette mise en garde :

SI LA CLE QUI OUVRE CE PORTAIL SE TROUVE BIEN DANS L’UNE DES QUATRE URNES,

DANS CHACUNE DES TROIS AUTRES,

C’EST LA MORSURE DE LA MORT QUI T’ATTEND.

 

 Extrait du roman « La Seconde Chance de Corentin »

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