Wolfenberg Philippe

Nom : Wolfenberg (pseudo)

Prénom : Philippe

Lieu de résidence : Chaudfontaine (Belgique)

 

Blog/site : http://philippewolfenberg.skynetblogs.be/

Biographie :

Né le 12 décembre 1963 à Liège.
Célibataire sans enfants.
Employé communal détaché au sein d’une a.s.b.l. afin d’en assurer le secrétariat.
Passions (en plus de l’écriture): lecture, photographie (mes deux sujets de prédilection étant la nature et les vieilles pierres), balades (source d’inspiration pour l’écriture et la photographie), musique (il ne s’écoule pas un jour sans que j’en écoute), minéralogie, ésotérisme, informatique et jardinage (avec une propension à collectionner les bonsaïs).


 

 Ses romans :

 

Type : Roman

Genre : Drame

Résumé :

Après avoir manqué toute une série de rendez-vous que la vie lui avait fixés avec Elena, Phil, écrivain à succès, en vient à désespérer de jamais trouver son âme sœur. Il remet ce constat affligeant en question lorsque, au cours d’une réception, il fait la connaissance de Caterina, une charmante auteure italienne qui vient de publier son premier roman. Et si elle était cette jumelle de cœur, d’esprit et de corps qu’il n’a cessé de chercher en vain ?

Extrait :

Je me suis levé tôt afin de profiter des premières heures de la journée. Caterina dort profondément. Au moment de quitter la chambre, je passe précautionneusement la main dans sa chevelure ébène. Cette assuétude tactile – que j’ai cultivée au fil de mes relations avec l’autre sexe – a, probablement, atteint son paroxysme depuis que cette merveilleuse strega m’a envoûté. J’écris un mot que je laisse à sa portée et, sans un bruit, je descends les escaliers. A mon passage, les chiens se redressent mais, sur un ordre de ma part, ne me suivent pas.
Le ciel est pervenche et vierge de tout nuage. Sous le souffle du vent, tiède et imprégné des senteurs matinales, le feuillage juvénile des arbres ondoie dans un bruissement feutré qui sied à la naissance tranquille du soleil.
Eparpillés aux quatre coins du parc, des massifs de fleurs printanières lui donnent l’apparence d’un tableau de Georges Seurat.
Je longe l’étang, bordé de saules pleureurs et surmonté des volutes d’une brume ténue, puis remonte le cours du ruisseau qui s’y abîme après avoir donné vie à de multiples cascatelles.
A quelques mètres du pavillon, un chêne à la silhouette alambiquée protège le vieux banc sur lequel je viens de temps en temps me livrer à l’exercice délicat du retour sur soi.
Je repense à Elena. D’autres l’ont précédée mais elle incarne mon premier amour. Elle fut, en son temps, celle avec qui j’imaginais pouvoir défier les lois éternelles de la banalisation. L’aveuglement qui caractérise les esprits passionnés nous a conduits à répéter les mêmes comportements insensés jusqu’à ce qu’elle soit raisonnable pour deux. La raison… Parlons-en ! Elle conspire contre nous lorsqu’elle nous empêche d’atteindre la plénitude. C’est, du moins si mes souvenirs sont exacts, l’avis de Freud. Et le mien aussi ! Même si Chloé a su pallier la dérobade de mon illusoire soeur incestueuse, j’ai cru ne jamais guérir. Puis, Caterina est apparue. Les pages que nous écrivons, elle et moi, auraient dû l’être bien plus tôt. Le reste de mon existence ne suffira pas pour l’aimer comme elle le mérite. Y parvenir exigerait un millier de vies… Et encore ! Ce bonheur est tellement grand et tellement idéal qu’il est fait pour habiter les rêves et non une réalité trop étriquée qui l’emprisonne. Il fait mal tant il est impétueux, tel un océan déchaîné. Il est suffocant quand il s’insinue dans la moindre de mes respirations. Il est, surtout, l’étincelle primordiale qui me permet de trouver un chemin parmi les ténèbres où baigne ma personnalité abusivement tournée vers la démesure affective.
– Phil ?
Je me retourne. Elle porte une robe, légère et courte, aux motifs floraux variés. Par-dessus, un gilet la protège de la fraîcheur ambiante sans cacher le profond décolleté qui met ses seins en valeur.
– Viens t’asseoir…
– Pourquoi ne m’as-tu pas réveillée ?
– Tu paraissais si sereine… Et… Je voulais être seul…
– Oh ! Te fatiguerais-tu déjà de ma présence ?
– Tu le penses réellement ?
– Non ! Mais j’aime être rassurée…
– J’ai un besoin viscéral de te savoir à mes côtés… Mais, aussi singulier que cela puisse paraître, ton absence momentanée corrobore l’authenticité de cet axiome…
– Pendant que je m’habillais pour venir te rejoindre, j’ai allumé la radio… Elle diffusait la chanson de Rui Da Silva… Celle où une voix féminine suave répète « I need you so much… »
– Et ?
– Je pourrais passer des heures à te dire ces mots…
– Tu as déjà fait l’amour sur un banc ?
– Non !
– C’est le moment de combler cette lacune… Tu ne crois pas ?
Son rire espiègle, quand elle bascule en arrière sous le poids de mon désir, est la plus plaisante des réponses.

(Tiré de : « Les états d’âme de la lune et du soleil »)

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